Accord "historique" pour protéger la biodiversité de la planète !


Imaginez. Vous n’êtes pas né(e) en France mais près d’une rizière en Chine ou au cœur d’un bidonville brésilien. Quelles sont vos « chances » d’être pauvre, analphabète, marié(e) encore enfant, ou condamné(e) à mort par la justice de votre pays ? La branche anglaise de l’association Save the Children vous fait jouer à la loterie de la vie. Un tour de roue et vous voilà renvoyé(e) dans le ventre de votre mère puis parachuté(e) dans un nouveau pays. La visite peut commencer, sous forme de cartes, de galerie photos ou de vidéos. Et si vous n’êtes vraiment pas content de votre sort, vous pouvez toujours renaître une seconde fois en actionnant de nouveau la roue. Même si « dans la vraie vie, on n’a qu’une chance », souligne l’association.


Cette Indienne attire les foules à chacun de ses passages. Reportage à l'occasion de sa venue en France.
Un marathon de câlins. A première vue, la tournée en France de la "gourou" indienne Amma ressemble à cela. Dans le Hall Saint Martin de Cergy-Pontoise, en région parisienne, 6000 personnes étaient attendues chaque jour les 24, 25 et 26 octobre. Au programme de ces trois jours: méditation, cuisine indienne et six heures d’attente pour recevoir le darshan, cette "rencontre avec le divin" selon la tradition indienne qu’Amma transmet, elle, par une étreinte. Quelques secondes suffisent à "la sainte" pour communiquer sa sagesse en murmurant quelques mots dans sa langue maternelle, le malayalam. En 30 ans, Amma aurait ainsi serré dans ses bras 29 millions de personnes.
Chacun reçoit à sa manière ce bref moment. Pour Alexandre, 41 ans, scientifique, "on n’a pas forcément de réaction forte sur le coup mais ça laisse une marque ensuite." Quelques-uns pleurent, d’autres restent sonnés quelques instants. Certains irréductibles se distinguent en restant insensibles.
Pour ceux qui manqueraient de patience ou de temps, plusieurs grands écrans ont été disposés dans les différentes salles du Hall Saint Martin, où les participants, qui se sont déchaussés à leur arrivée, peuvent se restaurer ou acheter divers objets. Toute la journée, les images d’Amma qui enlace ses adeptes, entourée de ses conseillers les swami, sont diffusées en instantané. En fond sonore, une musique indienne apaisante.
Difficile de dresser un portrait type des admirateurs de cette femme aux formes généreuses reconnue aussi bien dans son pays que dans les organisations internationales comme l'ONU. A côté des familles indiennes, des couples baba-cool et des accrocs à la méditation sont assis des hommes et des femmes de tous âges, au style vestimentaire discret, sans signe distinctif particulier. Certains avouent un cheminement spirituel à la croisée des chemins entre bouddhisme, catholicisme et hindouisme.
Amma a ses groupies, qui la suivent depuis des années. Comme Kirsti, une psychothérapeute finlandaise d'une cinquantaine d'années, vêtue d'une longue blouse blanche: "Je suis venue spécialement d'Helsinki trois jours pour revoir Amma", lance-t-elle, très enthousiaste.
Comme sur les lieux de pèlerinage, on remarque une forte proportion de personnes handicapées.
"Tous les adeptes d’Amma sont différents", soutient Matthieu Labonne, bénévole à l’ONG "Embracing the world" fondé par Amma. Lui-même, chercheur au CNRS spécialiste du bilan carbone, n’a rien d’un illuminé.
N’empêche, tous ont en commun une admiration sans borne pour cette femme de 57 ans, originaire du sud-ouest de l’Inde, dont la légende raconte que "petite déjà elle prenait de la nourriture chez elle pour la distribuer aux plus pauvres".
Chacun y va de son anecdote sur "sa rencontre" avec Amma. Pour Michel Tailhardat, président de la section française de l’ONG Embracing the world, "que l’on soit croyant ou non, cette femme incarne des valeurs universelles d’éthique, de morale et d’aide à autrui."
Parmi les visiteurs, nombreux sont ceux qui avouent pourtant ne pas informer leurs amis français de cet aspect de leur vie spirituelle. Un peu gênés par l'aspect dévotionnel de ce type de manifestion, beaucoup ont d’ailleurs refusé d’être photographiés. A l’inverse, les adeptes d’Amma d’origine indienne sont beaucoup plus à l’aise. Chitra, la compagne d’Alexandre cité plus haut, l’explique ainsi: "J’ai grandi dans la culture indienne. Là-bas, les sages font partie de la vie, le mot gourou n’est pas suspect."
Une ONG reposant sur des bénévoles
Au-delà de la dimension mystique, la visite en France d’Amma nécessite une organisation considérable. Aux manettes du "Tour Amma"* qui la conduit chaque année dans plusieurs pays d’Europe, un staff de 200 personnes. Pendant un mois et demi, ces bénévoles suivent en bus leur maître spirituel et apportent leur aide aux différentes étapes.
Certains s’occupent de préparer des plats indiens, d’autres de tenir les stands qui vendent des objets divers (livres d’Amma ou poupées à son effigie, tissus indiens, statuettes…) ou de découper les fleurs qui seront vendues aux visiteurs. Le produit des ventes est intégralement reversé à l’ONG. L’an dernier, 100.000 euros de chiffre d’affaires ont ainsi été générés par le Tour Amma.
S’appuyer sur un vaste réseau de bénévoles est une pratique courante au sein des ONG. Pour Embracing the world, c’est un mode de fonctionnement. "Toute l’association est fondée sur le bénévolat de compétences", nous confie une bénévole du service de presse.
En Inde, Embracing the world vient en aide aux plus démunis en leur fournissant un logement ou un travail. "Dans les familles pauvres, Amma choisit une personne, lui offre une formation, au métier de couturière par exemple, et lui fournit une machine à coudre", raconte Michel Tailhardat. L’ONG exporte aussi son savoir-faire en Occident, lors de la catastrophe de Katrina par exemple. Pour une ONG créée dans un pays en développement, ce n'est pas si fréquent.
* Amma se rendra à Toulon les 2, 3 et 4 novembre 2010.
Source : Youphil


Un clip délirant, un groupe américain branché, du rock, des chiens...
et une bonne cause : la sensibilisation sur les chiens abandonnés !

Alger, 1er décembre 1993
Tibhirine, 1er janvier 1994
Christian
Le Smart E-Scooter peut atteindre une vitesse maximale de 45 km/h (pas énorme) avec une autonomie de 100 kilomètres. Le rechargement de sa batterie Lithium-Ion se fait sur le secteur et prend entre 3 et 5 heures. Des chiffres intéressants qui suffiraient à une utilisation quotidienne pour nombre d'utilisateurs !
Le 10 octobre, les différents signataires de 10:10 mais aussi de nombreux mouvements, institutions et associations montreront ensemble leur volonté d’agir pour la planète en organisant une multitude d’événements.
D’ores et déjà, avec 5249 événements prévus dans 152 pays, la journée – soutenue par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon - dépasse le record de la journée mondiale organisée au moment du sommet de Copenhague (la campagne Tcktcktck).
(Une liste des événements mondiaux est consultable sur www.350.org).
Et vous, vous faites quoi le 10:10:10 ?
A Paris, un grand concert sera organisé avec de nombreux artistes qui ont bien voulu se joindre la campagne 10:10 de Good Planet et de montrer ainsi leur engagement : Tryo, Tété, Asa, Abd al Malik, Liz Mc Comb, le comique Marc Jolivet et aussi quelques surprises. Téléchargez le flyer, et relayez l’information autour de vous !
Avant ce concert, 10:10 vous invite à une balade à vélo (et autres modes de déplacement doux). Le départ sera donné à 14h30 au Carrousel du Louvre pour un circuit d'une heure qui arrivera devant la scène, située Place de l'Hôtel de Ville. Pendant et après le concert, vous pourrez en savoir plus sur de nombreux écogestes pour réduire vos émissions, grâce aux différentes associations qui tiendront un stand sur le parvis.
10:10 recherche des bénévoles pour aider lors de cette journée. Si vous êtes intéressés, merci d'écrire à Emilie Gassion
Plus d'infos sur l’événement de Paris ici !
Vous pouvez aussi rejoindre l'évenement sur Facebook
Téléchargez l’affiche-programme
Mais il n’y a pas que les Parisiens ! Toute la France se mobilise le 10/10/10 : un apér’eau corsaire à Saint-Malo, un pique-nique géant à Marseille, la Journée de la canette à Montpellier… des étudiants de Lyon ont même anticipé le 10/10/10 ! Consultez le programme des festivités pour la France entière sur www.1010.fr
Venez nombreux !
L’équipe 10:10 France
GoodPlanet
Une galerie de photos de la dernière journée de ce type organisée par 350 en 2009 :
Le soleil se couche sur les vignes de Charentes, la vendangeuse rentre au garage chez Bernard et Monique Moreau. Une fin de journée ordinaire au pays du cognac... jusqu'à l'arrivée des amis et voisins, les bras chargés de plats maison, de raisin frais pressé, de légumes du jardin. Voilà le hameau de Deuville réuni pour un apéritif "slow food". L'occasion rêvée pour le maire, Véronique Marendat (Nouveau Centre), d'expliquer à ses administrés pourquoi leur commune de Segonzac vient de devenir la capitale française... de la lenteur.
La municipalité est la première de France à adhérer à Cittaslow, le réseau international des "villes lentes". Inspiré du slow food, le mouvement est né en Italie en 1999 et promeut une gestion municipale centrée sur la qualité de vie, l'économie de proximité, le respect des paysages..., en réaction aux zones commerciales et industrielles, à l'étalement pavillonnaire et au tout-voiture devenus l'ordinaire d'un urbanisme débridé.
Cette révolution tranquille compte de plus en plus de partisans. Cent quarante villes de 21 pays ont déjà adhéré à cette charte de 70 obligations. On trouve des villes lentes dans toute l'Europe, mais aussi en Australie, en Corée du Sud, en Turquie, au Canada...
"Fil conducteur"
Que diable va chercher dans cette aventure une commune de 2 300 âmes, que ne guette aucun risque de mégapolisation ? "Les petites communes sont les moins armées face aux pièges d'un développement anarchique. Ce qui nous intéresse, c'est moins le label que la démarche. Nous avons des choix importants à faire. Cittaslow va donner un fil conducteur à notre politique d'aménagement", explique la jeune femme, élue atypique dans cet univers de viticulteurs.
Ouverture d'un parc public, rénovation de bâtiments viticoles en bureaux, retour du petit commerce, réhabilitation d'un réseau de ruelles piétonnes et cyclables, structuration d'un marché de producteurs locaux, investissement dans la petite enfance et la maison de retraite, création de jardins partagés, transformation de la station d'épuration en bassins filtrants naturels... les chantiers ne manquent pas.
La commune ne part pourtant pas de zéro. Tels des Monsieur Jourdain de l'aménagement du territoire, les Ségonzacais faisaient du "slow" sans le savoir. Et pas seulement parce que les Charentais arborent pour emblème un escargot - la cagouille -, qui est aussi le logo de Cittaslow."Le cognac nous a donné une culture de la lenteur : la vigne, le vieillissement en fûts, cela apprend un rapport au temps particulier", pense Colette Laurichesse, l'adjointe au maire, qui a ficelé le dossier Cittaslow.
Le cognac est aussi l'occasion de mettre en valeur compétences et productions locales : plus petite cité universitaire de France, Segonzac héberge l'Université internationale des eaux-de-vie et boissons spiritueuses et le Centre international des eaux-de-vie, sans oublier l'Institut français de la vigne et du vin. Surtout, la municipalité a voté, dès 2006, un plan local d'urbanisme qui encadre strictement les constructions, interdisant l'étalement des hameaux, empêchant le mitage du territoire. "On ne construira de logements que sur des terrains proches du centre et sous forme d'écoquartiers", assure Mme Marendat. Une ambition rare pour une commune de cette taille.
Pas question pour autant, pour cette professeure d'économie et de gestion, de passer pour une adepte de la décroissance, dont se revendiquent certains apôtres du "slow". "Ce que nous voulons, c'est une croissance raisonnée, sortir de la consommation abrutie des zones commerciales. Mais pour garder notre population, nous devons lui donner accès à des services et des emplois, donc créer des zones d'activité."
Paradoxalement, pour la petite commune, l'adhésion à Cittaslow a entraîné... une formidable accélération du temps. Des journalistes comme s'il en pleuvait, des appels incessants d'urbanistes, de municipalités... Nourri par les écrits du philosophe allemand Hartmut Rosa, auteur de l'essaiAccélération (La Découverte, 474 p., 27,50 euros), ou du journaliste canadien Carl Honoré, auteur en 2004 du best-seller Eloge de la lenteur, le monde occidental se prend de passion pour la lenteur, slogan et paradigme d'un mode de vie alternatif où figure en bonne place le souci de l'écologie.
Epicentre du phénomène dans l'Hexagone, Segonzac travaille aujourd'hui avec la direction de Cittaslow pour enrôler d'autres communes et constituer un réseau français de villes lentes. La municipalité animera à la Foire de Paris, en avril 2011, un espace Cittaslow qui servira de vitrine à la constellation de la lenteur.

Dépayser / Maxime Cervulle, Sébastien Martinez Barat, Julien Mustin et Sabine Noble
Le spectacle de l’écologie / Spectacle de la nature et classe créative / Emmanuel Paris
L’agriculture selon
FarmVille / Sylvain Menétrey
Anthropomorphisme créatif : la sociabilité animale au-delà du binarisme homo/hétéro Judith ‘Jack’ Halberstam
Le défi climatique raconté par les médias / Ferenc Fodor
“A quoi servent les montagnes russes ?” Entretien avec Jenova Chen, game designer / Maxime Cervulle et Sébastien Martinez Barat
Avatar, ou la leçon d’écologie / Laurent Jullier et Jean-Marc Leveratto
L’exposition dont vous êtes le héros / Anne Gagnebien
“Je hais le vert”. Entretien avec Alice Audouin, Présidente de COAL - spécialiste du développement durable en agence média / Marion Coville
Vers une culture écologique / Loïc Fel
2012 ou la politique de l’écomasculinisme / Charles-Antoine Courcoux
Les feuilles sont coupées délicatement à la main ! Un Nature Art venu d'Asie.