Film d'utilité publique : "Solutions locales pour un désordre global" de Coline Serreau

Chacun devrait aller voir le dernier documentaire de Coline Serreau : "Solutions locales pour un désordre global". 

Un film éclairant sur les terribles dérives de la "révolution verté" de l'après-guerre, dont la logique de croissance irraisonnée a fini par pervertir l'agriculture mondiale et conduit l'homme à se couper de la terre. L'émergence de l'agriculture industrielle aboutit aujourd'hui à une perte de valeurs et de savoirs, à la pollution de l'environnement, à la destruction de la biodiversité, à la standardisation et à l'appauvrissement des espèces que nous consommons, à la dépendance des agriculteurs du monde entier aux multinationales commercialisant les semences, les pesticides, les machines agricoles. 

Mais le film ne s'arrête pas là : 

« Les films d'alertes et catastrophistes ont été tournés. Ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions des philosophes et économistes, qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. » Coline Serreau
 
 
Le but de ce film est avant tout de découvrir de nouveaux systèmes de production agricoles écologiques, performants, et durables, Des systèmes qui permettent de retrouver le lien qui nous unit à la terre et de renouer avec le bon sens, tout en garantissant de subvenir aux besoins de la population et des paysans. 
 
" Avec ce film, je montre qu'il existe partout dans le monde des gens qui, sans se connaître, font la même chose, ont la même philosophie de vie et les mêmes pratiques envers la terre nourricière. Mettre en lumière cette universalité des solutions, tout autant que leur simplicité, c'était vraiment le but du film » Coline Serreau
 
Le film expose des réponses concrètes aux défis écologiques et économiques de l'agriculture. Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d’hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions et prouvent qu'un autre système est possible. 

Pierre Rabhi, Lydia et Claude Bourguignon, les Paysans sans terre du Brésil, Vandana Shiva et Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine... tour à tour drôles et émouvants, combatifs et inspirés, ils sont ces résistants, ces amoureux de la terre, dont le documentaire de Coline Serreau porte la voix.
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Note pour plus tard ;-)

" Changeant de lieu de vie nous pouvons nous sentir dépaysé, esseulé. Or, si les paysages sont différents, le ciel, la nuit, les cailloux, le froid, le soleil, le vent sont partout les mêmes. Nous sommes de partout. Où que nous allions, nous sommes chez nous." Henri Gougaud, Parole d’atelier

Henri Gougaud est conteur, écrivain, poète, magicien-amoureux des mots et de la vie.

Il est notamment l'auteur d'un livre plein de mystère, de beauté et de sagesse vivante: "Les 7 plumes de l'aigle". Conte initiatique d'un apprenti chaman qui part à la recherche de lui-même et du secret de la vie, "Les 7 plumes de l'aigle" est un livre à lire et relire (j'en suis à 3 fois et le relirai encore !) par envie, par besoin, à garder à son chevet, à gribouiller... pour en mieux saisir et laisser mûrir en soi la sagesse profonde et simple. Un livre qui rend amoureux de la terre et de la nature, des hasards et des secrets. Un livre comme je rêverais d'en écrire !...


Chewing in Venice

Art ou coup marketing pour Hollywood chewing gum ?

 Ha, mythique, magnifique Venise... j'en reviens éblouie mais plutôt que de dévoiler mes photos de vacances, je ne résiste pas à l'envie de montrer cette amusante installation artistique de Simone Decker, artiste luxembourgeoise, qui met en scène de chewing-gum XXL (biodégradables) dans la Cité des Doges !

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Exposition d'Ellen Von Unwerth à voir absolument !

Ce n'est pas spécialement green, mais c'est un coup de coeur ! 
Le cinéma d'Ellen Von Unwerth au Bon Marché jusqu'au 19 juin

 
Ellen Von Unwerth est une photographe allemande de renommée mondiale, spécialisée dans les photos artistiques de charme. 
Installée dans une grande pièce aux murs sombres, l’exposition présente plus d’une centaines de photos, toutes somptueuses et troublantes, des plus grands noms du cinéma. La scénographie, tout comme l'ambiance sonore, sont élégamment réussies. De quoi être littéralement subjugué par la beauté et la sensualité des clichés.

Jardins, jardin 2010 : inventons la nature urbaine !

Chaque année, le premier week-end de juin, Jardins, Jardin s’installe dans le jardin des Tuileries, au coeur de Paris, cette année, rendez-vous au jardin du 4 au 6 juin !

Jardins, jardin est l’événement national dédié aux tendances du jardin urbain et du design d’extérieur.

Pendant quatre jours, la manifestation devient un lieu de création, d’exposition et de promotion pour les professionnels et pour un public d’amateurs, tous désireux de découvrir des solutions innovantes pour voir la ville en vert.

Thème 2010 : Inventons les natures urbaines !

Pour cette septième édition, Jardins, jardin propose de participer à une vision moderne et innovante du jardin. Il s’agit d’inventer les moyens permettant à la nature de s’intégrer harmonieusement à la ville.

Pour que le rêve d’une Cité Verte prenne forme, le jardin, prolongement de l’habitat, sort de ses frontières traditionnelles. Le végétal investit tous les espaces disponibles dans la ville : terrasses, balcons, toitures mais aussi murs et fenêtres.

Comme dit mon ami, Guillaume "c'est vraiment la porte ouverte à toutes les fenêtres..." !

Bonne nouvelle pour les arbres !

Les pays riches augmentent leur contribution à la lutte contre la déforestation

En matière d'environnement, il n'est pas fréquent d'annoncer de bonnes nouvelles, et les engagements financiers dépassent rarement les promesses. Les pays riches ont pourtant annoncé jeudi qu'ils allaient porter à environ 4 milliards de dollars (3,2 milliards d'euros) leurs aides consacrées à la lutte contre la déforestation d'ici 2012, soit 500 millions de dollars de plus que promis au sommet de Copenhague.

 

Cette somme inclut les 3,5 milliards de dollars promis par six pays – Etats-Unis, Norvège, Japon, Royaume-Uni, France et Australie – à Copenhague en décembre 2009. La Norvège et les Etats-Unis avaient alors mis chacun 1 milliard de dollars sur la table, la France 375 millions, le Japon 500 millions, le Royaume-uni 480 millions et l'Australie 120 millions.

De nouvelles promesses ont été recueillies, notamment en provenance de l'Allemagne (350 millions d'euros) et du Danemark, a annoncé jeudi le premier ministre norvégien, Jens Stoltenberg, à l'occasion d'une conférence internationale sur la déforestation à Oslo.

13 MILLIONS D'HECTARES PAR AN

Selon le Groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (GIEC), la déforestation représente 17 % des émissions globales de gaz à effet de serre, soit plus que le secteur du transport. "Ralentir la déforestation et la dégradation des forêts permet les réductions les plus importantes, les plus rapides et les moins chères des émissions mondiales" de gaz à effet de serre, a ajouté le premier ministre.

La lutte contre la déforestation pourrait représenter un tiers des mesures nécessaires d'ici 2020 pour limiter à 2 °C le réchauffement de la planète, selon la Norvège.

Le rythme de la déforestation ralentit. Entre 2000 et 2010, elle a entraîné la perte brute (sans compter le reboisement) de 13 millions d'hectares de forêts par an, contre 16 millions dans les années 1990, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Mais sur la décennie, les pertes annuelles nettes (en tenant compte du reboisement) à l'échelle mondiale restent équivalentes à un territoire de la taille du Costa Rica (soit  5 100 000 ha), selon le FAO.

 

Le land art de Jean-Paul Ganem

 
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"Les oeuvres que je réalise sont situées là où l'artiste n'a pas été prévu... Mon travail tourne autour de l’activité humaine dans le paysage, de manière à intégrer une création artistique à un processus de production, pour surprendre, questionner, l’acteur et le spectateur du paysage.

J’intègre tous les paramètres techniques de l’activité qui se situe sur ce paysage, cela peut être par exemple ceux de l’agriculture, d’une décharge ou ceux des pistes d’un aéroport. Je travaille avec les paramètres de chaque activité pour créer une oeuvre.

Mes œuvres sont réalisées avec des plantes. Elles évoluent donc avec le temps."

Jean-Paul Ganem

Vincent J.F. Huang : l'art au service de la biodiversité

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Après le débat sur la nouvelle campagne de WWF, on reste sur les animaux, en ce 22 mai, Journée mondiale de la biodiversité. Une célébration qui prend un tour particulier en 2010, aussi déclarée année de la biodiversité. L’enjeu est d’autant plus crucial que selon la troisième édition desPerspectives mondiales de la biodiversité, publiée le 10 mai par les Nations unies, aucun des objectifs fixés en 2002 pour en réduire le déclin n’a été atteint. “Les écosystèmes sur lesquels reposent l’économie, l’agriculture, la vie sont menacés d’une rapide dégradation, voire de disparition, si aucune action radicale n’est engagée pour les préserver”, écrivent les auteurs du rapport. Comme le rappelle l’Union internationale pour conservation de la nature (UICN) dans saliste rouge : 21% des mammifères, 30% des amphibiens, 12% des oiseaux et 27% des récifs de corail recensés sont menacés d’extinction.

Au lieu de continuer à vous donner des chiffres et dresser des constats, j’ai choisi d’illustrer ces menaces qui pèsent sur la biodiversité par le travail de Vincent J.F. Huang. Depuis plus de dix ans, cet artiste taïwanais commente à travers ses œuvres l’impact de notre civilisation sur l’environnement. Par la peinture, la sculpture ou des happenings, mettant notamment en scène des animaux emblématiques menacés par le réchauffement climatique, il cherche à alerter l’opinion publique sur la nécessité d’agir. La suite, en images.

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Vincent J.F. Huang est empreint de la philosophie confucéenne, qui enseigne que l’homme doit vivre en harmonie avec la nature. Le Dernier festin s’inspire d’un rouleau peint au Xe siècle, retraçant une soirée festive à la cour de l’empereur Li Yu, indifférente au fait que cet empire vit ses dernières heures. L’artiste substitue aux personnages de cour des pingouins, se mouvant sur une banquise craquelée.  Les leçons du passé se rappellent à nous : nulle civilisation n’est éternelle.

Photo : extrait de The Last Feast, after Gu Hongzhong  (encre sur soie), 2008.

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Invoquant à nouveau l’histoire chinoise, Les Derniers pingouins font référence à l’armée enterrée en terre cuite du premier empereur de Chine, qui régna au IIIe siècle avant notre ère et aspirait à l’immortalité. L’ironie est multiple, dans le titre (les derniers des manchots empereurs) aussi bien que dans l’effet de fonte des glaces sur une base de banquise fragilisée.

Photo : The Last Penguins, Emperor & Warrior (porcelaine), 2010.

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Vincent J.F. Huang continue de modifier notre perspective, en introduisant du pingouin dans la composition des plats chinois traditionnels et du classique hot dog américain. Avec Les Plats des pôles, il souligne ainsi nos contradictions et nos peurs, tout en nous confrontant à une question fondamentale : quelles sont les limites de la société de consommation à outrance ?

Photo : Pole Meals (résine), 2010.

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Vincent J.F. Huang organise régulièrement des happenings afin de porter son message hors du cadre confiné des galeries et atteindre le plus grand nombre. Avec La vérité nue, les manchots empereurs, qui vivent au pôle sud en communauté et dont l’environnement est très sensible au réchauffement, servent de métaphores pour signifier ce qui attend les humains. Ayant trop chaud, les pingouins ont perdu leur plumage. Ils manifestent pacifiquement, en distribuant le journal.

Photo : The Naked Truth - happening dans Hyde Park / Speakers Corner, Londres (fibre de verre), septembre 2009.

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Devant l’indifférence presque générale des humains, certains pingouins et un ours polaire font acte d’un geste désespéré en se suicidant dans les villes, dans Le Suicide des pingouins.

Photo : Suicide Penguins – happening sur le pont du Millennium, Londres (résine, peluche), février 2010.

Les créations les plus récentes de Vincent J.F. Huang témoignent d’une radicalisation de son œuvre. Nemesis met ainsi en scène un ours polaire affamé tenant dans sa gueule des restes du président américain Barack Obama. De même que l’animal ne distingue pas le bien du mal quand il se nourrit, notre civilisation n’a guère d’états d’âme quand il s’agit d’exploiter les ressources de la Terre.

Photo : Nemesis (résine, fourrure artificielle, cire, cheveux), 2010.

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L’artiste ménage une part d’espoir dans son œuvre. La série de peintures Silence offre un espace de méditation, où la couleur noire de l’encre - associée au chaos dans la tradition picturale chinoise - est synonyme de tout devenir. Sombre ou rayonnant. A chacun de trouver son chemin, entre responsabilités individuelle et collective.
Photo : 
Silence 009 (encre et acrylique sur toile), 2010.

Les photos appartiennent à Vincent J.F. Huang et m’ont été fournies par son agent, Marianne Magnin.

 

Recycling Party

Le recyclage version scène de musique pop rock !

La Recycling party c’est un peu le recyclage en musique ! Non vous ne rêvez pas. Le concept est né sur une idée originale de l’ European Recycling Plateform (ERP) en partenariat avec le site web BuzzMyBand. Cet événement original baptisé Recycling party a pour vocation de sensibiliser les jeunes à la collecte et au recyclage. Alors, n’hésitez plus, troquez votre appareil électrique ou électronique usagé pour un concert gratuit.
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Nature Capitale sur les Champs-Elysées

Nature Capitale est une œuvre de la rue qui interroge sur le rapport de l’homme à la nature et interpelle avec simplicité et enthousiasme sur les questions complexes et essentielles du développement durable, de la sauvegarde de la biodiversité et de l’écologie.

Création végétale spectaculaire et éphémère, l’oeuvre offre dans une mise en scène jubilatoire un regard curieux et direct sur ce fragile équilibre entre l’homme et son environnement

Vingt ans après la Grande Moisson, Gad Weil, reprend le chemin des Champs et y installe sa première édition de ,Nature Capitale'. Il signe ici une création et une mise en scène unique, Laurence Médioni, complice artistique, en invente la scénographie et les dessins originaux. Les jeunes agriculteurs et les forestiers en nourriront la matière, et du semis à la pousse, ils en assureront la couleur et la texture.

L’oeuvre végétale est ainsi composée de 8000 parcelles, 8000 fragments qui chacun témoigne de la richesse de la biodiversité de notre pays. Chacun peut acquérir l’un des ces fragments et participer ainsi activement à cet élan que souhaite illustrer ,Nature Capitale' afin de construire cette œuvre unique mais surtout de la diffuser, de la faire vivre bien au delà du temps défini.

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