La Guerilla Gardening débarque en France!

Ils sont jeunes, motivés et armés d'outils de jardinage. Leur objectif: transformer le moindre espace de béton en espace vert !

Le mouvement Guerilla Gardener a été crée à New York en 1973. C'était à l'origine un mouvement hippie qui prônaît le retour à la nature. C'est un publicitaire New-Yorkais, Richard Reynolds, qui a repris le flambeau en 2004, avec cette fois un objectifs alimentaire et esthétique. Il s'agit à présent de semer clandestinement des fleurs et plantes potagères. Aujourd'hui, les jardiniers guerilleros sont si actifs à New-York que certains lieux de plantation sont devenus officiels et se sont transformés en jardin communautaires gérés par les habitants.

Ses membres se réapproprient les espaces publics des villes en plantant des fleurs dans les endroits tristes de la cité, redonnant un peu de couleur à cette environnement grisâtre. Ces guerilleros jardiniers considèrent que l'espace public appartient à chacun, l'idée étant de partager une même terre et qu'il est important que chacun essaye de rendre l'espace public le plus humain possible.

Le Guerilla Gardeing prend racine en France depuis un an. C'est bien, c'est drôle et c'est bon enfant.

Pour rejoindre cette communauté qui remet à neuf les espaces verts et embellit la ville, il suffit de rejoindre un groupe de Green Gardener (GG) existant dans votre ville, ou de créer le vôtre sur le site officiel qui rassemble l'ensemble des communautés : www.guerillagardening.org

Our sunflower triangle in Stockholm's Plattan

Avec "Un toit pour les abeilles", les entreprises et particuliers peuvent parrainer une ruche ! C'est simple et agit concrètement pour la sauvegarde de l'abeille en France !

 
Depuis quelques années, la population d'abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale sur certaines zones. Ce phénomène porte le nom de « Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles » ou CCD (Colony Collapse Disorder) et reste inexpliqué. Ce syndrome est très préoccupant en raison de l'importance écologique de l'abeille en tant que pollinisatrice. Les études en cours montrent que plusieurs causes sont responsables de cette disparition progressive : traitements pesticides, infections parasitaires, maladies, pollution, réduction de la ressource alimentaire (quantité et diversité des fleurs fournissant nectar et pollen) et des habitats, compétition avec des espèces invasives, changement climatique, multiplication des émissions électromagnétiques, nouveaux prédateurs…
En France, depuis 1995, 30% des abeilles disparaissent chaque année. 15 000 apiculteurs ont déjà cessé leur activité.

Un toit pour les abeilles a l’ambition de participer à la sauvegarde des abeilles et au développement des colonies en associant les apiculteurs partenaires de cette initiative.

Comment ? En proposant aux entreprises et aux particuliers de parrainer une ruche.
En remerciement, les abeilles offrent à leur parrain le fruit de leur travail, leur miel. Chaque année, les parrains reçoivent les pots de miel correspondant à leur parrainage. Leur logo ou leur nom figure sur l’étiquette des pots ! 

Pour les entreprises (à partir de 900 € par an)

Une colonie d'abeilles parrainée =

Une ruche à vos couleurs + 40 000 abeilles + 100 pots de miel par an avec votre logo 

Votre page sur le site untoitpourlesabeilles.fr

Pour les particuliers (à partir de 72 € par an)

4 000 abeilles parrainées (10% d'une ruche) 


 Votre nom sur la ruche et sur une page du site La photo de la ruche sur le site untoitpourlesabeilles.fr +  6 pots de miel avec, si vous le souhaitez, votre nom ou le nom de votre choix

 

Parrainer une ruche, c'est donner naissance à une nouvelle colonie d'abeilles, donc permettre non seulement leur préservation, mais leur accroissement. Devenir parrain c'est aussi s'afficher comme protecteur des abeilles et sensibiliser à leur raréfaction. C'est donc un acte concret en faveur de la protection de l'environnement sur  lequel les entreprises peuvent communiquer. 

Bzzz volons tous sur www.untoitpourlesabeilles.fr !

Com local, act global

Parking_beaulieu_nantes10

Com Local, act Global : la communication du Développement Durable sera locale ou ne sera pas! 

C’est la somme des prises de consciences «locales» qui engendrera un progrès «global» dans le développement durable, et non l’inverse, comme on peut le penser. La prise de conscience des dangers climatiques existe, mais le passage aux actes est difficile, comme si les citoyens n’étaient pas concernés. Soyons clairs et directs : si l'on veut vraiment sensibiliser les citoyens et les faire agir, il faut leur parler d’eux-mêmes, de leurs régions ou localités, de là ou ils vivent, pour qu’ils se sentent concernés et qu’ils s’engagent dans la bataille.

 

Deux réflexions:

 

- Place à la communication locale car le territoire français est une mosaïque de 77 bassins de vies différents qui pousse à la localisation (étude Groupe Hersant Média). On ne peut penser pareil en matière de développement durable, lorsqu’on habite Nice, Vichy ou les Alpes, Paris ou Lille. Quand on pose la question (étude Groupe Hersant Média) : «êtes-vous prêts à renoncer à votre voiture plus régulièrement ?», 70% à Paris répondent qu’ils sont d’accord pour renoncer à leur voiture «tous les jours», contre 41% dans le Nord! Comment voulez vous parler de la même façon aux Parisiens et aux Lillois?

 

La communication locale devient prioritaire, versus globale. C’est ce que fait par exemple Super U : chaque magasin prend des mesures appropriées à sa région, puis l’enseigne communique nationalement sur les initiatives locales. Local et national se complètent, mais pas dans l’ordre habituel !

 

- Faisons confiance à l’imagination citoyenne. «Faites confiance à la sagesse des foules», disait James Surowiecki. Laissons libre cours à l’imagination du citoyen, qui sait mieux que personne, ce qu’il faut faire dans sa localité, dans son territoire. Lançons le salon de l’imagination du citoyen en termes de DD dans les régions, les villes… Ce serait un grand événement profitable à tous, nous serions étonnés des résultats. Les citoyens de L’Île du Pacifique Vanuatu ont ainsi inventé un combustible à base de noix de coco, les Lyonnais imposent le Vélib comme règle générale de circulation, les appels à participation se multiplient dans les grandes entreprises...

 

Qu’attendons-nous pour sensibiliser les citoyens là ou ils vivent, en fonction de leurs types de vies, de la richesse ou non de leur localité, de la diversité de leurs climats, de leur société locale?

"Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde" disait le Mahatma Gandhi. C'est à chacun d'agir !
Source d'inspiration : Influencia, ITW de Michel Hébert

 

Pierre Rabhi : "Cultiver son jardin est un acte politique"

Pierre Rabhi

Pionnier de l’agriculture biologique dans les années 1960, Pierre Rabhi est l’un des théoriciens de la décroissance. Le penseur originaire d'Algérie a exporté avec succès son savoir-faire en agroécologie dans les pays arides d’Afrique. Sa critique de la modernité et du progrès technique le pousse en 2002 à se présenter à l’élection présidentielle en appelant à une insurrection des consciences. Lors d’une conférence à Paris, il a développé sa critique du modèle occidental, expliqué les atouts de l’agriculture biologique dans la lutte contre la faim et analysé son concept de "sobriété heureuse".

Travail et progrès
 "Je suis un petit saharien né en 1938 dans une oasis du sud algérien. La modernité m’est apparue pour la première fois quand les Français se sont mis à exploiter du charbon dans ma région. En devenant ouvrier spécialisé, j’ai pris conscience du besoin d’équité. L’être humain ne doit pas être classé par sa fonction. Le monde du travail ne tient pas compte de l’individu dans sa valeur propre, favorisant au contraire son aliénation en le considérant comme une entité productiviste. L’être humain n’est pas libéré mais incarcéré par le progrès : on travaille dans des boîtes, on sort en boîte, on se rend au travail dans sa caisse, en attendant de finir dans une dernière boîte…"
Retour à la terre
"Mon retour à la terre date de 1961, quand je m’installe dans une ferme des Cévennes ardéchoises, une région en déshérence à cause de l’exode rural. Les banques refusaient de me prêter de l’argent, parce qu’elles ne voulaient pas « m’aider à me suicider. » Pourtant, j’ai vécu 13 ans sans électricité en me portant très bien. C’est le temps où l’on a déclaré la guerre au mode de vie des agriculteurs. Il fallait désormais se déguiser en cosmonaute pour traiter les arbres avec des produits dangereux. La pétrochimie voulait le monopole dans l’agriculture mais aussi en médecine, faisant du médecin non plus un thérapeute mais un simple prescripteur de produits."
Agroécologie
"J’ai voulu me servir des lois agronomiques pour réconcilier la nécessité de la survie et le besoin de préserver le patrimoine naturel. Au Burkina Faso, suite à la terrible sécheresse de 1981, nous sommes parvenus à stabiliser des sols érodés en apportant des matières organiques. Le succès de nos méthodes a permis la création du premier centre de formation à l’agroécologie en Afrique. Je suis persuadé que l’alimentation ne doit pas voyager, ne doit pas être négociable. Il faut répondre aux besoins avant tout par ses propres moyens. C’est la fameuse histoire du camion de tomates parti de Hollande pour livrer en Espagne qui percute dans la vallée du Rhône un camion de tomates parti d’Espagne pour livrer en Hollande…"
Sobriété heureuse
"Une vie humaine n’est pas faite que pour gagner de l’argent et le dépenser. Nous avons besoin d’avoir mais aussi d’être, car l’abondance engendre le désabusement. Le mythe fondateur de la technologie a donné au lucre, à la finance, les pleins pouvoirs sur la vie, sans réflexion sur la condition humaine. La question n’est pas tant de savoir s’il existe une vie après la mort, mais plutôt s’il en existe une avant la mort. Aujourd’hui, on nous vend même de la nostalgie. L’argent perverti sert à organiser le pillage de la planète, quand l’économie devrait plutôt servir à répartir les ressources. Il est illicite que le bien commun soit subordonné à la spéculation. C’est pourquoi j’ai appelé en 2002 à une insurrection des consciences. On assiste désormais à un rejet de l’endoctrinement moderne. De plus en plus de personnes aspirent au bonheur, à une vie frugale, à la joie d’être et d’exister. C’est pourquoi cultiver son jardin est devenu un acte politique. La puissance de la vie est en nous et nous ne la voyons pas. Les occidentaux finissent souvent blasés et tristes quand les habitants des pays du Sud sont bien vivants malgré la pauvreté. On peut acheter des yachts mais pas la joie de vivre. Au lieu de comprendre la nature, de prendre conscience que nous en faisons partie, nous cherchons à la dominer, au contraire de nombreux peuples autochtones, qui ont une approche de la nature à travers la sensitivité. Sommes-nous sur la Terre pour la prédation ou pour l’admiration ? Je crois qu’il faut retrouver l’amour en tant qu’énergie constructive. Et se souvenir de la phrase de Dostoïevski : "Et si la beauté pouvait sauver le monde ?"
Pierre Rabhi a fondé l'association Colibris pour la terre et l'humanisme. http://www.colibris-lemouvement.org/
Pour aller plus loin :
Manifeste pour la Terre et l’Humanisme, Pour une insurrection des consciences, Actes Sud (2008)
Terre-Mère, Homicide volontaire ? Entretiens avec Jacques Olivier Durand, Le Navire en pleine ville (2007)
Graines de possibles, regards croisés sur l’écologie avec Nicolas Hulot, Calmannal-Lévy (2005)
Source : Geo

 

Cabane perchée

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Dans la lignée du très bon concept Tree House, voici La Cabane Perchée qui propose plus de 250 cabanes dans différents pays d’Europe. La priorité de ces installations est avant tout de respecter la nature et les arbres. 

Le jour est blanc comme un dîner...

C'est le "Printemps des Bourges" aujourd'hui à Paris !... Alors en attendant l'heure - et surtout le lieu - du fameux Dîner en Blanc, mettons le blanc à l'honneur !

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Alors le blanc, couleur ou non couleur ? En tout cas il est plus riche et complexe qu'il n'y paraît : brillant, mat, irisé, léger, saturé, lumineux, terne... Cette variété, cette difficulté particulière a tenté de nombreux artistes.
Voici par exemple quelques photographies de Julia Christe.

Be Cycle & Fashion responsable

 
Plusieurs grands noms de la mode et du design customisent LE symbole par excellence de l’éco-responsabilité : un vélo! Une opération conçue par l’agence RP Idenium, la web-tv La Chaîne du Cœur et Sylvie Burger Conseil

Ex-rebelle, un rien contestataire, le vélo a fait son come-back. Très tendance, il est devenu le porte-drapeau de la nouvelle génération d’urbains engagée et concernée. De leur côté, la mode, le luxe et le design ont développé depuis plusieurs années un dialogue pérenne et créatif avec le développement durable. D’où l’idée de Caroline Saslawsky, fondatrice de l’agence RP Idenium, de demander à des créateurs de customiser une douzaine de cycles au profit de l’association ACT Responsible. Un évènement co-créé et co-produit avec La Chaîne du Cœur la web TV de la solidarité et de l’environnement, et Sylvie Burger Conseil.

 

Agatha Ruiz de la PradaYlan AnoufaAntik BatikKarim BonnetFrançois Durispour PeugeotMarithé et François GirbaudElieux by Kaori ItoJean-Claude Jitrois,Jérome L’huillierOra-ïtoSwarovski by On aura tout vu, et Kenzo Takada: tous ont accepté de participer à l’opération Be Cycle & Fashion, en customisant des modèles du célèbre vélo «fixed gear», imaginés par les équipes de Gilles Vidal, Directeur du Style Peugeot et offerts par la marque.

 

Le festival International du Film de Cannes a été la première étape de l’exposition itinérante de ces vélos: quelques modèles y ont été présentés officiellement et en «teasing» lors de l’exposition d’art contemporain organisée par ART AFFAIR. Deuxième étape, à Cannes toujours mais à l’occasion des Lions: les 12 bécanes seront réunies et dévoilées à l’occasion du festival International de la publicité lors de l’exposition annuelle de l’association ACT Responsible. Et pour la première fois depuis que cette manifestation existe, un défilé de mode sera organisé avec le concours de Motion Network Television. Douze mannequins internationales présenteront les vélos griffés et défileront avec la collection automne hiver 2010/2011 de la maison ALINE OCHOA, lors d’un show unique en son genre le 24 juin. Un des vélos sera gagné par tirage au sort.

 

Les vélos seront exposés pendant l’été dans les vitrines des boutiques des créateurs, et dans des lieux sélectifs (non encore déterminés). Et la collection complète sera vendue aux enchères au profit de l’association ACT Responsible à l’automne 2010. Le marteau sera tenu par Maître Pierre Cornette de Saint Cyr. A vos portefeuilles…

 

Hamish Fulton, walking artist

L'artiste Hamish Fulton, 63 ans, est un homme rare. On l'a rattaché à l'art conceptuel, à un tas de trucs qui lui correspondent plus ou moins. Il est proche de Richard Long. Tous deux sont anglais, de la même génération, et tirent leur oeuvre de la pratique intensive de la marche, dans un paysage naturel, souvent vierge. On les rattache au Land Art, lié à la nature : soit pour faire des oeuvres sur place, soit pour en rapporter des traces - objets, photos...

Depuis le début des années 1970, il parcourt à pied le monde, 24 pays, des milliers de kilomètres, plusieurs centaines de marches. Il ne rapporte rien de ses voyages. Ce sont les expositions, les photographies, et les publications. qui imposent sa démarche comme fait artistique. Pour lui, c’est la marche l’essentielle, la marche éphémère est l’œuvre d’art. Elle offre une relation privilégiée à la nature. De ce fait Les œuvres photographiques de Hamish Fulton sont plus l’aboutissement de parcours solitaires dans la nature que des images de lieux.
En ce sens, le travail de Fulton se différencie du Land Art américain par sa douceur, son intimité et la grande économie de moyens. Il photographie le paysage sans intervention ni artifice Il présente ainsi des vues souvent larges de paysages vierges, avec de rares personnes rencontrées, des marquages éphémères lors de la randonnée, accompagnées de textes indiquant lieu et date de la prise de vue, durée ou longueur de la marche, ainsi que données topographiques, climatiques ou naturelles (les mots peuvent désigner des éléments absents de l'image : animaux, orientation du vent.). Le spectateur est invité à reconstituer l’espace évoqué et le parcours de l’artiste.

En Grande-Bretagne, Fulton est suffisamment connu pour que la Tate Modern de Londres, pour son ouverture en 2000, lui ait passé une commande pour un mur entier. Rencontre à l'occasion de son exposition "Walking to Paris" à la galerie Patricia Dorfmann, dans le 4ème arrondissement à Paris, la première en France depuis quinze ans.