L'email solidaire : cliquez-donnez !

Générer un don à une association en envoyant ou en recevant un mail : c’est le principe de trois nouveaux sites lancés ces jours-ci. Un geste solidaire… et un outil de communication pour les entreprises.

La frénésie du mail solidaire s’empare de la toile. Le principe ? Plutôt simple (un mail = un don ) et sans effort : l’internaute aide l’association sans verser d’argent, ou alors très peu. Preuve que le concept est séduisant, trois nouveaux sites de solidarité online viennent de se créer (Cool contactMailForGood@people), rejoignant ainsi sur la toile le précurseur du concept, emailsolidaire.

Ces mails envoyés pour la bonne cause se déclinent sous deux formules : pour les particuliers ou pour les entreprises, qui peuvent ainsi «montrer leur engagement citoyen », note Ismaël Le Mouël, cofondateur de MailForGood. « Le souci de rentabilité apparaît de manière moins violente dans le cadre d’une démarche solidaire », ajoute Anne-Cécile Charlin, coordinatrice de Cool-contact.

C'est donc un outil de communication, à la fois interne et externe, pour les sociétés désireuses de valoriser leur image. Mais les sites d'email solidaire ne vérifient pas forcément si les actions des entreprises sont en cohérence avec leurs discours. Pour les associations, c’est une nouvelle manière de collecter de l’argent mais aussi de se faire connaître, en faisant circuler de mails en mails leur logo… Ces sites de solidarité online se rémunérent sur les dons générés par les mails et la pub, allant parfois jusqu'à prélever la moitié du don, sans oublier les services facturés aux entreprises (forfait d'entrée, conseil, développement technique...). Un business éthique donc, mais un business quand même. 

Des disparités existent entre les sites, certaines formules sont gratuites, d'autres non : 

> Une bannière sous vos mails - MailForGood

Le concept. Deux forfaits. Le premier, pour les entreprises : à chaque fois que les salariés envoient 1000 mails, l'entreprise verse 1 euro à une association. Deuxième option, gratuite, pour les particuliers : ils peuvent afficher une bannière sous les mails qu'ils envoient, pour faire de la pub pour une bonne cause.

Petites et grandes associations. Le site a fait le choix de regrouper peu d’assoces (6) au début, pour que le niveau de collecte reste intéressant. Elle peuvent être importantes, comme la Fondation de France, ou plus petites (A chacun son Everest).

> Générer des dons via les sympathisants de votre assoce –Cool contact

Le concept. Le site envoie les newsletters publicitaires d’entreprises à des bases de données fournies par des associations. Les sympathisants des associations acceptent de recevoir ces pubs pour aider leur cause (à raison de 10 centimes collectés par mail ouvert).

Eviter l’effet « saturation ». L’utilisateur reçoit 10 mails au maximum par mois. La base de données n’est jamais confiée à l’entreprise, mais transite toujours par le site Cool contact.


> Le plus international – @people

Le concept. Un timbre ("Smail") apposé en haut à droite des mails. Jaune pour l’aide aux démunis, rouge pour la lutte contre le sida et vert pour l’environnement… « Moins intrusif » qu’une bannière, selon Grégoire Prat, président d’@people, qui commercialise le Smail. Mais payant, puisqu'un particulier doit verser 1 euro par mois pour avoir son timbre. Objectif : créer « la première communauté d’email solidaire dans le monde ». Le site est traduit en dix langues.

« Golden Smail »Le généreux donateur peut, pour 600 euros par an, devenir « ambassadeur » d’une cause en achetant le timbre doré. Les destinataires de ses mails pourront alors visualiser sa page perso. Un peu comme un bénévole qui animerait un blog, à la différence près que qu'il se verra attribuer un titre honorifique, celui de « Golden Smailer».Classe.

> L’historique – Email solidaire

Le concept. Leader de l’email solidaire, le site – plus connu sous le nom «  Recevez, et vous donnerez » - existe depuis deux ans. Près de 700 000 donateurs ont déjà permis de collecter plus de 200 000 euros. L'utilisateur ne paie rien mais accepte de recevoir entre 4 et 24 emails publicitaires par mois.

Prochain défi. Faire face aux nouveaux sites, arrivés sur le marché en partie grâce aux innovations techniques (qui permettent d’insérer des bannières sous les mails ou d’être plus fiables dans le respect des règles de sécurité des entreprises). Avec un point d’avance : un graphisme agréable et une crédibilité déjà gagnée auprès du public.

Source : Youphil

 

Les applications solidaires pour iPhone

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L’iPhone permet certes de télécharger "Sabre laser" ou "Roulette russe". Mais il y a aussi des applis du type "Premier secours" en cas d'accident.

>Solidaire et musicale: Shazam Red.

C’est la version solidaire de la fameuse application iPhone de reconnaissance musicale. Vous entendez une chanson mais en ignorez le titre? Ouvrez l’application qui vous donnera le titre de la chanson. Elle coûte 3,99 euros dont 20% (80 centimes) sont reversés au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

>Pour la bonne cause: L’appli du Secours catholique.

Sur le même principe, l’application iPhone de cette association de lutte contre la pauvreté vous envoie une image de bougie en échange d'1,59 euro. Le prix payé contribue à financer les activités du Secours catholique qui a lancé cette initiative au moment des fêtes de fin d’année. En échange, l’utilisateur peut écrire un message qui sera ensuite affiché sur une Google Map du site de l'association. Le don via iPhone avait également été testé par l’Unicef au moment de l'anniversaire de la Convention des droits de l’enfant.

>En cas de pépin, l’appli "Au secours".

Gratuite, elle permet d’agir vite en cas de blessures après un accident grave. Un guide pas à pas vous explique les gestes de premier secours. Dans le même esprit, l’application "Réflexes accidents" est une trousse à outils en cas de coup dur. On apprécie la fonction permettant de transformer l’iPhone en torche clignotante, ou en GPS pour communiquer votre localisation aux secours.

>Pour ceux qui mangent encore des cerises en hiver

Comme son nom l'indique, l'appli "De saison"(0,79 euro) vous donne la liste des fruits et légumes de saison pour une consommation plus écologique. Car l'importation de fruits hors saison occasionne des dépenses d'énergie importantes pour le transport.

>Pour le covoiturage: Comuto

Une autre appli écologique, et économique. Comuto permet d'être mis en relation instantanément avec des voyageurs prêts à partager leur véhicule pour un ou plusieurs trajets. L'application est gratuite.

>Greenpeace et l’iPhone: le paradoxe

L’ONG écolo a développé un Guide OGM (gratuit) qui vous donne une liste de produits alimentaires garantis sans OGM. Pratique lorsqu’on fait ses courses et qu’on ne veut pas perdre du temps sur les étiquettes des produits. Pourtant, à la sortie de l’iPhone, Greenpeace ne s’était pas privée de dénoncer l’excès de composants toxiques dans l’appareil.

Source : Youphil

La catastrophe des OGM en Zunie (Chine), une leçon pour l'Union Européenne

La catastrophe des OGM en Zunie, une leçon pour l'Union européenne

Les champs envahis de mauvaises herbes résistantes aux poisons du 
Roundup
 exigeront plus d'herbicides, dans certains cas plus nuisibles à l'environnement.

Au moment où l'Union européenne s'apprête à approuver la culture des OGM malgré une opposition inflexible généralisée, elle devrait accorder d'urgence de l'attention à la course aux armements agricoles qui se déroule en Zunie. L'évangile du high-tech génétiquement modifiés n'est plus vraiment aussi doux à l'oreille. Des « super-mauvaises herbes » résistantes au 
Roundup
 envahissent les cultures de 
Monsanto
 dans les États du sud, poussant les agriculteurs à utiliser davantage d'herbicides, à abandonner leurs fermes ou... à revenir aux cultures traditionnelles.

, F. William Engdahl, 22 août 2010

Dernièrement, à Bruxelles, les potentats non-élus de la Commission européenne ont cherché à passer outre à ce qui a été maintes fois démontré : l'opposition écrasante de la population de l'Union européenne à la propagation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans leur agriculture. Pour entériner sans discussion l'adoption des OGM, le président de la Commission de l'Union européenne dispose à présent d'un expert-comptable maltais en tant que commissaire à la santé et à l'environnement. Originaire de Grèce, l'ancien commissaire à l'environnement était un farouche adversaire des OGM. En outre, le gouvernement chinois a fait savoir qu'il pouvait approuver une variété de riz OGM. Avant que les choses n'aillent trop loin, ils seraient bien de d'examiner de plus près le laboratoire de test mondial des OGM, la Zunie. Là-bas, les cultures d'OGM sont loin d'être bénéfiques. C'est plutôt exactement le contraire.

Ce qui est soigneusement resté en dehors de la propagande de
Monsanto
 et des autres compagnies de l'agroalimentaire lors de leur promotion des cultures génétiquement manipulées comme alternatives aux cultures classiques, c'est le fait que, jusqu'ici, dans le monde entier, toutes les cultures d'OGM ont été manipulées et brevetées dans l’unique but de deux choses : être résistantes ou « tolérantes » à des produits chimiques brevetés hautement toxiques 
 au glyphosate herbicide queMonsanto et les autres obligent les agriculteurs d'acheter en condition d'acquisition de leurs OGM brevetés  et être résistantes à des insectes spécifiques. Contrairement aux mythes de relations publiques dispensés dans leur propre intérêt par les géants de l'agroalimentaire, il n'existe pas une seule semence d'OGM qui ne fournisse un rendement supérieur aux récoltes conventionnelles, ni qui n'ait besoin de moins d'herbicides chimiques toxiques. Pour cette simple raison, il n'y a aucun profit à en tirer.

Le fléau des super-mauvaises herbes géantes


Le Dr Mae-Wan Ho, généticienne de renommée mondiale et biophysicienne. (Ses articles de vulgarisation paraissent sur le site de l’Institute of Science in Society.)

Comme l'a fait remarquer le Dr Mae-Wan Ho, adversaire des OGM et biologiste éminente de l'Institut des Sciences de Londres, les compagnies comme Monsanto incorporent dans leurs semences une tolérance aux herbicides grâce à la formule d'insensibilité au glyphosate du gène codant l'enzyme ciblée par l'herbicide. Cette enzyme est dérivée d'une bactérie du sol, l'agrobacterium tumefaciens. La résistance aux insectes est due à un ou plusieurs gènes de toxines provenant de la bactérie du sol Bt (bacillus thuringiensis). Vers 1997, la Zunie a inauguré les plantations commerciales à grande échelle de plantes génétiquement modifiées, surtout le soja, le maïs et le coton. À l'heure actuelle, en Zunie, les cultures génétiquement modifiées ont envahi entre 85 et 91 pour cent des surfaces de cultures de ces trois principales plantes, soja, maïs et coton, soit près de 171 millions d'acres (~692.000 kilomètres carrés).

Selon le Dr Ho, la bombe à retardement écologique associée aux OGM est sur le point d'éclater. Après plusieurs années d'application constante des herbicides au glyphosate brevetés, comme le très célèbreRoundup de Monsanto, la nature a réagit aux tentatives de l'homme de la violer en développant de nouvelles « super-mauvaises herbes » résistantes aux herbicides. Le contrôle de ces super-mauvaises herbes nécessite nettement plus, pas moins, d'herbicide.

ABC Television, un grand réseau national de Zunie, a produit un nouveau documentaire intitulé « Les super-mauvaises ne peuvent être détruites. » (1)

Interviewés, les agriculteurs et les scientifiques de l'Arkansas décrivent des champs envahis de plants d'Amaranthus palmeri géants, capables de résister à toutes les pulvérisations de glyphosate que peuvent faire les agriculteurs. Un agriculteur interviewé a dépensé près de 400.000 euros en à peine trois mois dans une vaine tentative de destruction des nouvelles super-mauvaises herbes.

Les nouvelles super-mauvaises herbes sont tellement robustes que les moissonneuses-batteuses sont dans l'impossibilité de moissonner les champs, et les outils à main se brisent en essayant de les couper. En Arkansas, au moins 400.000 hectares de soja et de coton ont été investis par ce nouveau fléau biologique mutant. Les données détaillées sur les autres régions agricoles sont indisponibles, mais on estime qu'elles sont similaires. Le ministère de l'Agriculture zunien, pro-OGM et pro-agroalimentaire, a été signalé mentir sur l'état réel des récoltes, en partie pour masquer la triste réalité et prévenir une révolte explosive contre les OGM sur le plus grand marché mondial des organismes génétiquement modifiés.


Particulièrement tenace et résistante au Roundup, l'Amaranthus palmeri est une plante nuisible, connue pour dommages le matériel de récolte.

L'Amaranthus palmeri, une variété de super-mauvaises herbes, peut atteindre jusqu'à 2,4 mètres de hauteur, résister à la forte chaleur et à la sécheresse prolongée, et produit des milliers de graines avec un système racinaire qui épuise les nutriments des cultures. Quand rien n'est fait, elle envahit un champ entier en un an. Certains agriculteurs ont été contraints d'abandonner leurs terres. Jusqu’à présent, en plus de l'Arkansas, l’invasion d’Amaranthus palmeri dans les régions de cultures d'OGM a aussi été identifiée en Géorgie, Caroline du Sud, Caroline du Nord, au Tennessee, Kentucky, Nouveau-Mexique, dans le Mississippi, et plus récemment dans l'Alabama et au Missouri.

Les spécialistes des mauvaises herbes de l'université de Géorgie estiment que seulement deux plants d’Amaranthus palmeri tous les 6 mètres dans les rangées de coton, sont capables de réduire le rendement d'au moins 23 pour cent. Un seul plant de mauvaise herbe peut produire 450.000 graines. (2)

La dissimulation du danger toxique du Roundup


Le glyphosate est l'herbicide le plus largement utilisé en Zunie et dans le monde entier. Breveté et vendu par Monsanto depuis les années 70 sous le nom commercial de Roundup, c’est un élément obligatoire de l’achat de semences d’OGM de Monsanto. Allez juste à votre magasin de jardinage local, demandez-le et lisez attentivement l'étiquette.

Comme je l'ai exposé en détail dans mon livre, OGM : Semences de destruction : L’arme de la faim, les cultures d’OGM et les semences brevetées ont été développées dans les années 70, grâce à l’important soutien financier d’un organisme pro-eugéniste, la Fondation Rockefeller, essentiellement par des compagnies de produits chimiques : Monsanto ChemicalsDuPont et Dow Chemicals. Toutes trois ont été impliquées dans le scandale du hautement toxique agent orange, utilisé au Viêt-nam, et de la dioxine dans les années 70, et ont menti pour cacher la réalité des atteintes à leurs propres employés, ainsi qu’aux civils et militaires des populations exposées.

Leurs semences d’OGM brevetées ont été envisagées comme un moyen intelligent pour forcer le renouvellement des achats de leurs produits chimiques agricoles du style Roundup. Les agriculteurs doivent signer avec Monsanto un contrat légal qui stipule que seul son pesticideRoundup peut être utilisé. Les agriculteurs sont ainsi piégés, obligés d’acheter à la fois de nouvelles semences de Monsanto à chaque récolte et du glyphosate toxique.

À l’université de Caen, en France, dans une équipe dirigée par le biologiste moléculaire Gilles-Eric Séralini, une étude a montré que leRoundup contient un ingrédient inerte spécifique, l’huile de suif polyéthoxylés, ou POEA. L’équipe de Séralini a démontré que le POEA duRoundup est même plus mortel pour les embryons humains, les cellules du cordon ombilical et placentaires, que le glyphosate lui-même.Monsanto, qualifiant de « breveté » le contenu détaillé de son Roundup, à part le glyphosate, refuse de le communiquer.

L'étude de Séralini a constaté que les ingrédients inertes du Roundupamplifient l'effet toxique sur les cellules humaines  même à des concentrations beaucoup plus diluées que celles utilisées dans les fermes et sur les pelouses ! L'équipe française a étudié de multiples concentrations du Roundup, depuis la dose typique agricole ou sur pelouse, jusqu'à des concentrations 100.000 fois plus diluées que les produits vendus sur les rayons. Les chercheurs ont constaté des dommages cellulaires à toutes les concentrations.

Dans une brochure de l'Institut de biotechnologie qui promeut les cultures OGM comme des « combattants de mauvaises herbes, » le glyphosate et le Roundup sont annoncés « moins toxiques pour nous que le sel de table. » Treize ans de cultures d’OGM en Zunie ont augmenté globalement le recours aux pesticides de 318 millions de livres, et non pas diminué comme l’ont promis les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse OGM. La charge de morbidité supplémentaire due à uniquement cela est considérable sur la nation.

Quoi qu’il en soit, après l'introduction commerciale des semences d’OGM Monsanto en Zunie, l'utilisation de glyphosate a augmenté de plus de 1500% entre 1994 et 2005. En Zunie, quelque 100 millions de livres de glyphosate sont utilisées sur les pelouses et les exploitations agricoles chaque année, et au cours des 13 dernières années, il a été appliqué sur plus d'un milliard d'acres (environ 4 millions de kilomètres carrés). Interrogé, le directeur du développement technique de Monsanto Rick Cole, aurait dit, les problèmes sont « gérables. » Il a conseillé aux agriculteurs d'autres cultures et l'utilisation de marques d’herbicides différents produits par MonsantoMonsanto encourage les agriculteurs à mélanger le glyphosate avec ses plus anciens herbicides tels que le 2,4-D, interdit en Suède, au Danemark et en Norvège pour ses liens avec le cancer, la reproduction et des dommages neurologiques. Le 2,4-D est un composant de l'agent orange, produit par Monsanto pour être utilisé au Viêt-nam dans les années 60.

Les agriculteurs zuniens se tourne vers le biologique

Partout en Zunie on signale que les agriculteurs reviennent aux cultures traditionnelles non-OGM. Selon un nouveau rapport du ministère de l'Agriculture, la vente au détail des aliments biologiques a bondi de 3,6 milliards de dollars en 1997 à 21,1 milliards de dollars en 2008. (3) Le marché est si florissant que les fermes biologiques se démènent parfois pour produire une offre suffisante, capable de suivre la montée rapide de la demande du consommateur qui amène des pénuries périodiques de produits biologiques.

Au Royaume-Uni, le nouveau gouvernement de coalition libéral-conservateur soutient fortement la levée de l'interdit de facto des OGM dans leur pays. Le conseiller scientifique en chef du Royaume-Uni, le professeur John Beddington, a récemment écrit un article où il affirme de manière trompeuse, « La prochaine décennie verra le développement de combinaisons de caractères désirables et l'introduction de nouvelles caractéristiques comme la tolérance à la sécheresse. Au milieu du siècle, des options bien plus radicales impliquant des traits hautement polygéniques seront faisables. » Il a en outre promis « des animaux clonés, créés avec une immunité innée aux maladies, » et plus encore. Merci bien ! Je pense que nous pouvons décliner tout ça.

Une récente étude, de l’université d’État de l'Iowa et du ministère de l'Agriculture, visant à évaluer la performance des exploitations agricoles pendant les trois années de transition nécessaires pour passer de la production classique à la certifiée biologique, a montré les avantages notables de l'agriculture biologique sur les OGM et même sur les plantes classiques non-OGM. Dans une expérience de quatre ans  trois ans de transition et la première année biologique  l'étude a montré que, bien que les rendements diminuaient d'abord, ils s’égalisaient dans la troisième année et, à partir de la quatrième année, les rendements biologique devançaient les classiques pour à la fois le soja et le maïs.

En outre, l'Évaluation internationale des connaissances agricoles de Science et technologie pour le développement (IAASTD) – le résultat de trois ans de délibération de 400 participants scientifiques et représentants non-gouvernementaux venant de 110 pays à travers le monde – a été publié récemment. Il en est sorti la conclusion que l'agriculture biologique à petite échelle est la voie à suivre pour faire face à la faim, aux inégalités sociales et aux catastrophes écologiques. (4) Comme le soutient le Dr Ho, un chan

Non, les éco-gestes ne sont pas inutiles !!

Nos BA vertes ont-elles vraiment un impact sur notre empreinte carbone ? D'après deux récentes études, la réponse est oui. Comme pour les premiers secours, il suffit de connaître les bons gestes !

Les bons vieux gestes verts…
Éteindre la lumière en sortant d’une pièce, ne pas laisser d’appareils en veille ou encore mettre un pull plutôt que tourner le thermostat en cas de coup de froid. Contrairement au nom qu’on leur donne trop souvent, ces gestes n’ont rien de petits. Adam Hawkes, du Grantham Institute for Climate Change, a ainsi calculé l’impact potentiel de ces gestes si tous les habitants du Royaume-Uni s’y mettaient. Les résultats, publiés par le quotidien The Independent, sont impressionnants.
Vous débranchez les appareils électriques avant d’aller vous coucher et avant de partir en vacances ? Vous et votre famille épargnez 100 kilos de CO2 à l’atmosphère chaque année. Vous préférez le fil à linge au sèche-linge ? Voilà 260 kilos en moins dans l’escarcelle carbone de votre foyer. A l’échelle du Royaume-Uni, l’émission d’environ 40 millions de tonnes de CO2 pourrait ainsi être évitée chaque année en cumulant ces gestes verts, soit un tiers du carbone rejeté actuellement outre-Manche.
Attention toutefois, les résultats seraient très probablement moins impressionnants si le même calcul était réalisé en France. L’étude compte en effet non seulement les émissions évitées grâce aux écogestes mais intègre aussi les économies de carbone réalisées grâce la fermeture des centrales électriques les plus polluantes, rendues inutiles par la baisse de la consommation. Or, contrairement au bouquet énergétique britannique, son homologue français est essentiellement nucléaire, une technologie peu émettrice en CO2. La même baisse de consommation d’électricité dans l’Hexagone occasionnerait donc une baisse moins importante des émissions.

…oui mais lesquels ?

Attention cependant à ne pas surestimer les (trop) petits gestes. Mieux vaut encore préférer les grands ! D’après une enquête de chercheurs américains menée sur 505 ménages aux Etats-Unis, la plupart des personnes interrogées disent prendre soin d’éteindre la lumière en quittant une pièce. Mais 20% pensent que c’est la meilleure solution pour réduire sa consommation d’énergie et seules quelques-unes ont mentionné l’usage d’ampoules à basse consommation. Et ce alors qu’une dizaine d’entre elles permettent à d’éviter l’émission de 350 kilos de CO2 par foyer et par an.
Plus significatif encore, le simple fait d’utiliser un mode de lavage moins chaud pour son linge peut faire économiser jusqu’à 4 000 watts par heures (contre 100 watts par heure seulement pour une ampoule). De même, donner, en cas de panne, un coup de neuf à son électroménager ou veiller à la bonne isolation de son logement restent des solutions plus efficaces que penser à appuyer sur un interrupteur.
Se focaliser sur les gestes élémentaires pourrait ainsi être contre-productif. « Aussi longtemps que les gens ne bénéficieront pas d’informations précises, ils continueront de croire qu’ils font assez pour réduire leur consommation d’énergie », conclut l’étude qui appelle les pouvoirs publics à permettre aux habitants de mieux suivre leur consommation. Heureusement, pour être sûr de tout savoir sur les gestes verts,

Source : Terra Eco




Résultats de l'étude Green Brands 2010 : en matière de communication verte, les français veulent des preuves

Les Français sceptiques mais sensibles à la communication verte
Selon l’étude Green Brands 2010 menée simultanément dans 8 pays par l’institut PSB
pour les agences 
Cohn & Wolfe
 
(relations publiques) et 
L
andor Associates
 (design),
l
es Français font partie des consommateurs les plus vigilants vis-à-vis de la communication environnementale des marques. Ils exigent notamment des preuves, 48 % restant sceptiques devant la publicité pour les produits verts et 88% jugeant qu’il est important que les marques soient issues d’entreprises engagées dans une démarche environnementale globale.

Plus que les consommateurs des autres pays, 54% des Français interrogés pensent que leur pays ne prend pas la bonne direction en matière d’environnement. Les consommateurs veulent que les autorités engagent plus encore les fabricants à veiller au recyclage de leur emballage, et à proposer des éco-labels plus compréhensibles (respectivement 74% et 69% des personnes interrogées en France). En effet, 21% des Français interrogés déclarent que la certification par des éco-labels est le premier critère de décision d’achat, suivie de l’expérience individuelle du produit (20%)

Pour qu’une entreprise soit considérée comme verte, le consommateur français attend aussi qu’elle réduise l’usage de produits polluants (80%) et s’engage dans une démarche de recyclage (68%). En Australie, en Inde et au Brésil, la diminution de la consommation d’eau est apparue comme un comportement plus important de la part des entreprises. 

Vigilants sur le marketing vert, les consommateurs français le sont également sur le prix ; 78% d’entre eux estimant encore trop élevé celui des produits verts, ainsi que l’offre encore limitée (45%). Une tendance qui devrait se confirmer en période de crise même si 41% des Français interrogés déclarent vouloir dépenser davantage l’année prochaine en produits verts. 

A l’occasion de cette étude, les consommateurs classent également les marques qui leur paraissent les plus proches de leurs préoccupations écologiques. Dans les 8 pays, est soumise aux consommateurs une liste étendue de marques issues de secteurs très variés : distribution, transport, hôtellerie, nouvelles technologies, hygiène, énergie, alimentation… Pour la France, se retrouvent dans le TOP 3 : Yves Rocher, Veolia Environnement et le Petit Marseillais.

C’est en France que les consommateurs sont les plus nombreux à penser que le problème environnemental s’accentue.

– 80% estiment que le plus important afin qu’une entreprise soit considérée comme ‘verte’ est de réduire ses polluants. Il s’agit du taux le plus élevé des pays développés. Ce qui globalise la problématique à toute l’entreprise et non seulement au produit ou à la marque.

- La perception du coût des produits verts est le plus élevée en France (89% des consommateurs).
– 78% des consommateurs français disent que le coût est le principal obstacle à l’achat de produits verts.

La France est le premier pays dont les consommateurs disent que l’excès de publicité ‘verte’ est dissuasif.

En France, une triple vigilance face au comportement des entreprises :
- Processus de fabrication avec une demande de certification par éco-labels ;
- Différence de coût entre produits verts et produits classiques ;
- Transparence du discours et demande de preuves.


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Le rebut global : ingénieuses expériences de construction écologique !

Trois expériences de construction écologique sont relatées dans cette émission de télé réalité canadienne, véritable catalyseur de l'ingéniosité humaine ! A quand une version française, au lieu des pathétiques Loft Story ?

 Les artisans du rebut global doivent bâtir une maison en utilisant uniquement des matériaux de récupération. Et pour ajouter au défi, ils disposent de 13 semaines et d'un budget limité à 15 000 $. Les citadins du rebut global doivent redonner vie de manière originale à un immeuble du centre-ville de Montréal laissé à l’abandon. Comme leurs prédécesseurs, ils sont limités au budget de 15 000 $ et au délai de 13 semaines. Enfin, Les compagnons du rebut global ont pour mandat de construire une habitation autonome en explorant les diverses formes d'énergies alternatives et en privilégiant l'utilisation de matériaux à haute efficacité énergétique. Leur budget : 77 777 $, couvrant l'achat de matériaux pour l'édification du bâtiment et l'intégration des équipements techniques.

Les Artisans du rebut global
Dans le documentaire Les Artisans du rebut global, cinq volontaires doivent construire une maison de manière écologique avec des objets puisés à même les rebuts. Ils ont 65 jours et un budget de 15 000 dollars canadiens et d'un plein d'essence pour le transport. L'expérience se déroule sur le mont Arthabaska, au coeur de la région des Bois-Francs, sur la municipalité de Victoriaville.

Les Citadins du rebut global

Dans le documentaire Les Citadins du rebut global cinq volontaires (3 québécois et 2 français), ont pour mission de rénover, de manière écologique, un immeuble délabré du XIXe siècle situé à Montréal (quartier Saint-Marie). Ils disposent de treize semaines, d'un budget de 15 000 dollars canadiens et de 65 litres d'essence pour le repérage et le transport des matériaux.

Habitat 07 - Les compagnons du rebut global

Habitat 07 - Les Compagnons du rebut global sont au nombre de 7 (six Québécois et un Français). Ils bénéficient de 77 000 dollars canadiens et de treize semaines pour l'érection d'une maison entièrement autonome au point de vue énergétique, fabriquée presque exclusivement avec des matériaux recyclés ou puisés dans le rebut.

Les Apprentis du rebut global

Pour cette quatrième saison, Les Apprentis du rebut globals'ouvre sur la mise sur pied d'un centre de formation en entreprise et récupération (CFER), une école-usine engagée dans un triple défi : former dix-sept jeunes laissés-pour-compte du système scolaire, développer une entreprise de récupération dédiée à l'un des grands enjeux environnementaux de l'heure et atteindre la rentabilité financière vitale à la poursuite de sa mission.

Manger son gobelet pour protéger la planète ? C'est possible...

(download)

Manger son verre pour protéger l'environnement, c'est possible ! Voici le gobelet fabriqué en agar agar (un gélifiant issu d’une algue) et parfumé au citron ou à la menthe.

Sinon, jetez-le, il est totalement biodégradable !

Source : Minute Buzz

 

40 milliardaires américains versent la moitié de leur fortune à des associations caritatives

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L'initiative était connue depuis le mois de juin, elle est désormais en passe de devenir réalité. Quarante milliardaires américains et leurs familles se sont engagés mercredi à verser la moitié de leur fortune à des organisations caritatives, dans le cadre d'une opération lancée par deux des plus riches d'entre eux (selon le magazine Forbes), Bill Gates et Warren Buffett. 

Le fondateur de CNN Ted Turner, le maire de New York Michael Bloomberg, le cofondateur d'Oracle Larry Ellison ou encore le réalisateur George Lucas font partie des richissimes personnalités qui ont été convaincues par le fondateur de Microsoft et le célèbre financier à la tête de la holding Berkshire Hathaway. "Nous ne faisons que commencer, mais la réponse est déjà formidable", a commenté Warren Buffett, même si, selon les organisateurs, les promesses de dons ne sont pas pour l'heure synonymes d'obligation contractuelle. 

Gates et Buffett veulent convaincre les 400 milliardaires américains

Bill Gates dispose d'une fortune évaluée à 53 milliards de dollars. Engagé depuis des années avec son épouse sur le terrain médical (lutte contre le paludisme ou le sida), il a récemment perdu le statut d'homme le plus riche du monde au profit du géant des télécommunications mexicain Carlos Slim, doté de 53,5 milliards. Warren Buffett, 79 ans, qui dispose d'une fortune estimée à 47 milliards de dollars, a promis de se défaire de 99 % de son capital pour en faire don à des oeuvres philanthropiques, parmi lesquels la fondation de Bill et Melinda Gates, de son vivant ou à sa mort.

La plupart des généreux nouveaux donateurs sont des "self-made men" partis de rien, à l'image de Michael Bloomberg, et possèdent un milliard de dollars ou plus. Un plus petit nombre d'entre eux sont issus de famille fortunées, comme David Rockefeller. Les milliardaires américains, en disgrâce auprès de l'opinion depuis la crise financière de 2008, pourraient redorer quelque peu leur blason grâce à cette initiative. Mais au-delà de cet aspect prosaïquement "com'", leurs dons pourraient se traduire par des rentrées de fonds colossales pour les organismes caritatifs. Bill Gates et Warren Buffett entendent en effet ne pas s'arrêter là et obtenir des promesses de dons auprès de l'ensemble des 400 milliardaires américains répertoriés.

Source : Le Point


La famine au Sahel selon TF1

Le reportage sur la crise alimentaire au Niger diffusé lors du 20h de TF1 passé au crible.

"Attention certaines images de ce reportage sont bouleversantes".

 Mi-juillet, Laurence Ferrari lance sur TF1 une "enquête" sur la famine au Niger.

En 4 minutes, la chaîne la plus regardée de France montre aux téléspectateurs une catastrophe (des images d'enfants aux corps émaciés), un coupable (la sécheresse révélée par une terre craquelée) et l'aide (avec un appel aux dons en faveur de l'UNICEF).

Arrêt sur Images décrypte point par point ce reportage. 

> En reprenant la thématique de l'enfance, TF1 se place dans le registre de l'empathie.

> Sécheresse = greniers vides = enfants qui meurent de faim, semble suggérer le journaliste. Or, d'autres explications sont à prendre en compte, la spéculation notamment. 

> Les solutions. La chaîne ne se pose là encore aucune question sur la provenance de l'aide. 

Arrêt sur Images commente: l'enquête "donne à voir une catastrophe en apesanteur : un drame qui ne s'inscrit dans aucune temporalité (...), dans aucun espace (...), dans aucun cadre d'action publique".

Du côté de TF1, on explique qu'il s'agissait d'un reportage destiné à"sensibiliser les téléspectateurs".  Reste à savoir le rôle de l'information: sensibiliser ou informer?

Source : Youphil