La chambre forte mondiale de graines du Svalbard : l'arche de Noé des semences mondiales

Archesemences
Assez méconnu, le Svalbard Global Seed Vault (littéralement Chambre forte mondiale de graines du Svalbard) est une chambre forte souterraine sur l'île norvégienne du Spitzberg destinée à conserver dans un lieu sécurisé des graines de toutes les cultures vivrières de la planète et ainsi de préserver la diversité génétique en cas de grand malheur... Elle a été inaugurée en 2006. 
Cette Chambre forte est gérée par un accord tripartite entre le gouvernement norvégien, l'organisation internationale Global Crop Diversity Trust et la banque génétique nordique (une coopération des États scandinaves sous l'autorité du Conseil des ministres nordiques).  
La Chambre forte a reçu une récolte exceptionnelle en mars 2011, créant un bond en avant dans les efforts de préservation des plants en culture dans le monde... 
La collection de la Chambre forte contient déjà plus de 600 000 semences !

Parmi les nouveaux arrivants se trouvent les haricots de Lima, le melon résistant à la pourriture brune des cabosses et des graines de tomates rouges riches en antioxydants. Certaines des cargaisons contenaient des variétés de semences capables de combattre des catastrophes naturelles comme les inondations et la sécheresse.

Dans un communiqué, le Global Crop Diversity Trust en Italie explique que les nouvelles semences, situées dans la Chambre forte mondiale de l'archipel arctique de Svalbard, comprend les principales collections de banques de gènes maintenues par le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR pour Consultative Group on International Agricultural Research), le principal contributeur de semences de la Chambre forte, ainsi que des graines de soja collectées par des experts du département américain de l'agriculture (USDA) en Chine, il y a près de 100 ans.

La cargaison de l'USDA comprend également des collections de semences de Solanum chilense et Solanum galapagense, des plantes proches des tomates dont le matériel génétique a été utilisé par des éleveurs de l'USDA et l'université de Californie à Davis pour créer des tomates à forte teneur en lycopène (un antioxydant) et en bêta-carotène (une source de vitamine A).

Dans un autre envoi se trouvait la variété d'haricots de Lima du désert péruvien menacé d'extinction avant d'avoir été sauvé par le Centre international pour l'agriculture tropicale (CIAT) en Colombie. Jusqu'à présent, le CIAT a déjà envoyé plus de 3 600 haricots et échantillons de plantes fourragères provenant de 94 pays dont l'Afghanistan, le Népal, le Vietnam et le Zimbabwe.

Le Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches (ICARDA) du CGIAR en Syrie, pour sa part, envoie des milliers d'autres variétés d'haricots et de céréales. L'Institut international de recherche sur l'élevage (ILRI), basé en Éthiopie procède également à l'envoi d'échantillons de cultures fourragères.

"L'optimisme né de l'arrivée de ces contributions de semences est tempéré par les menaces semblant émerger pratiquement quotidiennement des collections de semences dans le monde entier", explique le Dr Cary Fowler, directeur exécutif de la Global Crop Diversity Trust, qui dirige conjointement la Chambre forte mondiale de graines du Svalbard avec le gouvernement norvégien et le centre de ressources génétique nordique en Suède. "Alors que les menaces contre l'agriculture se font plus pressantes, l'importance de la diversité des cultures grandit."

Un bon exemple est la crise égyptienne qui a entraîné le pillage de la banque égyptienne de gènes du désert dans le nord du Sinaï, une bibliothèque importante de semences de plantes médicinales et de fruits. Les pilleurs ont emporté de l'équipement et endommagé le système d'aération de l'installation, détruisant ainsi des données qui représentaient dix années de recherche.

La Global Crop Diversity Trust oeuvre à bloquer le développement d'un projet immobilier qui devrait faire disparaître la collection de la station expérimentale de Pavlovsk en Russie, l'une des collections de fruits et d'arbres fruitiers les plus importantes d'Europe. L'organisation veut également localiser et conserver des variétés sauvages de graines telles que le riz, le blé et l'orge, ainsi que des légumineuses comme les lentilles et les pois chiches.

Commentant sur les nouveaux arrivants de Svalbard, le Dr Fowler : "Alors que nous fêtons le troisième anniversaire de la chambre forte, il est incroyable de pouvoir encore assister à une nouvelle cargaison de semences de la sorte. La taille des défis auxquels l'agriculture est confrontée peut être parfois écrasante, pourtant la garantie que plus de 600 000 échantillons sont gardés en lieu sûr et accessibles pour aider certains agriculteurs me donnent de l'espoir pour notre avenir."

Source : Notre planète

Combien de CO2 pèsent un mail, une requête Web et une clé USB ?

Co2

Surfer sur le Net, envoyer un email, télécharger des documents, les partager : toutes ces actions ont un poids pour la planète, d’autant plus important que nous sommes actuellement 1,5 milliard d’internautes à naviguer sur le Web quasi quotidiennement, tant pour notre vie professionnelle que personnelle.

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) contribuent ainsi à hauteur de 2 % aux émissions européennes de gaz à effet de serre, selon un rapport de septembre 2008 réalisé par l'agence d'évaluation environnementale BIO Intelligence service pour la Commission européenne. Ce chiffre devrait doubler d’ici 2020, si nous ne changeons pas nos modes de vie. Afin de mieux connaître, comprendre et maîtriser l’impact environnemental des TIC, l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) publie, jeudi 7 juillet, une analyse du cycle de vie (ACV) de trois de leurs usages emblématiques : les courriers électroniques, les requêtes effectuées sur Internet et les supports de transmission de documents tels que les clés USB.

Les emails. Chaque jour, c'est une inflation de messages qui se bousculent dans nos boîtes : des courriels professionnels, des messages personnels mais aussi d'innombrables newsletters, chaînes de mails ou publicités. Au final, 247 milliards de courriers électroniques ont été envoyés chaque jour dans le monde en 2009, en incluant les spams, et ce chiffre devrait grimper à 507 milliards d'ici trois ans, selon le site Arobase.

En France, chaque salarié, dans une entreprise de 100 personnes, reçoit en moyenne 58 courriels par jour et en envoie 33. A raison d'une taille moyenne d'1 Mo — chiffre de base des calculs, probablement excessif — l'Ademe a calculé que ces envois d'emails dans le cadre professionnel génèrent chaque année des émissions de gaz à effet de serre effarantes : pas moins de 13,6 tonnes équivalent CO2 à l'échelle de l'entreprise de 100 personnes — soit environ 13 allers-retours Paris-New York — ou encore 136 kg équivalent CO2 par salarié.

Les requêtes Web. C'est le propre d'Internet : se balader de page en page et de lien en lien sans fin. Un internaute français effectue ainsi en moyenne 2,66 recherches sur Internet par jour, soit 949 recherches par an, selon l'institut Médiamétrie.

En cause, l'utilisation d'énergie engendrée par le fonctionnement des ordinateurs de l'émetteur et du destinataire du mail, la production de cet ordinateur et notamment de ses composants électroniques — puisque l'ACV, contrairement au bilan carbone, étudie l'impact environnemental intégral d'un élément — ainsi que le fonctionnement des data centers, qui stockent et traitent les données.

Le but de l'Ademe n'est bien sûr pas d'inciter à préférer les courriers traditionnels aux mails mais d'expliquer comment en faire usage d'une manière plus respectueuse de l'environnement. Pour réduire cette pollution, l'ACV pointe en premier lieu l'importance du nombre de destinataires. Ainsi, décupler leur nombre multiplie par 4 les émissions de gaz à effet de serre tandis que soustraire un destinataire permet de gagner 6 g équivalent CO2, soit 44 kg par an et par employé. Au final, "réduire de 10 % l’envoi de courriels incluant systématiquement son responsable et un de ses collègues au sein d’une entreprise de 100 personnes permet un gain d’environ 1 tonne équivalent CO2 sur l’année", note l'Ademe. Ce gain augmente évidemment avec la taille des courriels : pour des mails de 10 Mo et non plus 1 Mo, ce sont 8 tonnes d'équivalent CO2 qui sont économisées.

Le stockage des mails et des pièces jointes sur un serveur est aussi un enjeu important : plus le courriel est conservé longtemps, plus son impact sur le changement climatique sera fort, assure l'Ademe. Enfin, plus attendu, l'un des postes majeurs d'émissions de gaz à effet de serre liés aux emails réside dans leur impression. Réduire de 10 % le taux d’impression permet d’économiser 5 tonnes équivalent CO2 sur un an dans une entreprise.

Mais surfer sur le Net s'avère polluant pour l'environnement dans le sens où les serveurs consomment de l'électricité et dégagent de la chaleur. Selon l'Ademe, la recherche d’information via un moteur de recherche représente au final 9,9 kg équivalent CO2 par an et par internaute. Comment réduire cet impact ? Utiliser des mots clés précis lors des recherches, saisir directement l'URL lorsqu'on la connaît, enregistrer les sites que l'on utilise souvent dans ses "favoris" : autant d'actions qui permettent de gagner 5 kg éq CO2 par an et par personne.

La clé USB. Ce dernier usage, jusqu'à présent moins étudié, concerne à la fois l'impact de la production d'une clé USB et la lecture des fichiers qu'elle permet de stocker. Au total, transmettre un document de 10 Mo à une personne via une clé USB de 512 Mo émet 11 g d’équivalent CO2. Dans le cas d'un fichier transmis à 1000 personnes, lors d’un colloque par exemple, les émissions grimpent et équivalent celles engendrées par un trajet de 80 kilomètres en voiture.

Comment expliquer cet impact ? La production de la clé USB, qui nécessite beaucoup d'énergie, d'eau et de métaux rares, est le poste le plus polluant du cycle de vie. Vient ensuite la consommation énergétique de l’ordinateur sur lequel est utilisée la clé. Selon l'Ademe, si le temps de lecture du document n’excède pas 2 à 3 minutes par page, la lecture à l’écran est celle qui a le moins d’impact sur le changement climatique. Au-delà, l’impression du document en noir et blanc, recto-verso et 2 pages par feuille devient préférable pour réduire les émissions.

Source : Lemonde.fr

Affichage environnemental en expérimentation à partir du 1er juillet

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Le 1er juillet 2011 marque le coup d’envoi de l’expérimentation sur l’affichage environnemental, une initiative nationale ambitieuse menée par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable. Plus de 1000 produits de consommation courante dévoileront ainsi leurs qualités environnementales aux consommateurs. 230 entreprises, toutes tailles et tous secteurs d’activités confondus, se sont portées candidates au projet. Un succès inattendu pour le Ministère du Développement Durable, qui, au final, a retenu 168 dossiers afin d’offrir au consommateur un affichage environnemental portant sur un spectre très large de produits de consommation, de l’alimentaire à la téléphonie en passant par l’électroménager.    

La grande innovation à l’échelle internationale de l’initiative française réside dans son approche multi-critères. Loin de se restreindre à une information « carbone-centric », basée exclusivement sur la quantité de CO2 rejetée sur le cycle de vie du produit, le Ministère du Développement Durable a opté pour la prise en compte de plusieurs critères dès la phase expérimentale du projet. L’étiquetage environnemental intégrera systématiquement le niveau d’émission en gaz à effet de serre ainsi que l’impact sur les ressources naturelles (eau, air, biodiversité, consommation d’énergie…) en fonction de la catégorie de produit. Pour Jérôme Dupuis, Directeur adjoint des partenariats entreprises de la Fondation WWF France et chargé du projet d’affichage environnemental d’Orange depuis 2008, la pertinence de l’affichage environnemental réside dans la capacité à conjuguer les critères de flux (consommation énergétique, empreinte carbone) et les critères qualitatifs (respect de la biodiversité, traçabilité et toxicité des matières entrant dans la composition des produits finaux) afin d'offrir une évaluation juste de l'efficacité environnementale des produits. Prenons un exemple simple, celui des lessives : le critère le plus pertinent pour évaluer leur performance environnementale n’est pas la quantité de CO2 rejetée pour leur fabrication mais bien l’impact des substances chimiques entrant dans leur composition sur la qualité de l’eau.

Un encadrement a minima pour favoriser l’adhésion des entreprises au projet
Hormis les critères définis par le Ministère, variables selon la catégorie de produits, les entreprises disposent d’une très grande liberté sur la façon de présenter les informations au public. Elles sont notamment libres de choisir les unités de mesure et les supports d’information (emballage, étiquetage en rayons, pages internet dédiées…). Afin d’harmoniser l’affichage environnemental, plusieurs entreprises concurrentes se sont concertées pour définir des unités de mesure et des modèles de présentation communs, qui garantissent au consommateur une meilleure lisibilité et une comparaison plus aisée. Le Ministère du Développement Durable n’interviendra pas non plus sur le contrôle des informations transmises aux consommateurs, comptant sur une régulation à l’instar des concurrents et des associations.

Vers des fournisseurs plus écologiques
Si l’objectif initial de l’affichage environnemental est d’informer le consommateur, la transparence écologique joue par effet de ricochet sur l’ensemble des fabricants et des sous-traitants. Pour permettre de garantir le produit final le plus écologique possible, il faut en effet pouvoir jouer sur la chaîne de fabrication et d’approvisionnement. Dans le cas d'Orange, la mise en place de l’étiquetage environnemental sur les téléphones en 2008 a conduit les fournisseurs, sous-traitants et prestataires de services de l’opérateur à développer une démarche de transparence écologique. Les questionnaires réguliers et les audits sur la performance environnementale mis en place par Orange auprès de ses fournisseurs a eu une incidence très positive sur le développement de bonnes pratiques écologiques.

Source : Revdurable

WWF lance son Univers-Cité, laboratoire d'idées fertiles

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Le WWF lançait ce matin son Univers-Cité, laboratoire d'idées fertiles, en présence de Serge Orru, Directeur Général de WWF France, Isabelle Autissier, Présidente du WWF France et navigatrice bien connue et de Sylvie Faucheux, Professeur en sciences économiques, Présidente de l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et Présidente de Fondaterra (Fondation Européenne pour les Territoires Durables). 

Nathalie Kosciusko-Morizet s'est décommandée au dernier moment "à cause d'une actualité écologique chargée" (c'est en effet aujourd'hui que les parlementaires doivent débattre de l'interdiction de l'exploration et de l'exploitation des gaz de schiste en France).

Maison "verte" au coeur du bois de Boulogne, à deux pas de l'hippodrome de Lonchamp... et des bureaux de GoodPlanet (le monde DD est petit), Univers-Cité se veut un lieu de rencontre et de partage de réflexions en faveur de la transition écologique, pour tous les acteurs concernés par le Développement Durable, du scientifique au simple citoyen en passant par le monde de l'entreprise. 

L'ambition affichée est forte : devenir le lieu en France d'innovations et d'échanges au service de la transformation écologique du monde. 
Elle sera portée par la dimension pluridisciplinaire de cet espace "3-en-1" : institut de formation, centre de recherche et lieu d'événements et de conférences. 
Les programmes seront dévoilés ultérieurement. 
Une adresse à suivre ! 

Parisiennes, parisiens, rv sur www.acteursduparisdurable.com !

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En matière d'écologie, la meilleure pédagogie c'est l'exemple ! La Ville de Paris ouvre le site des Acteurs du Paris Durable qui recense des éco-actions exemplaires menées dans la capitale, pour les diffuser et inciter les Parisiens à les répliquer.  

Acteurs du Paris durable est destiné aux particuliers, aux entreprises et aux collectivités territoriales. 

Les éco-actions sont réparties par thème :
- Aménager et habiter, pour vous aider à économiser l'énergie, installer un compost collectif, créer un jardin partagé... 
- Se déplacer, pour les transports et livraisons DD
- Se nourrir, pour promouvoir le bio à la cantine, monter une AMAP...
- Consommer autrement, pour trouver des produits bios, équitables...
- Communiquer, pour connaître les événements grand public éco-responsables 
- Créer, pour l'artistique

Bref une plateforme à suivre pour s'informer et partager ses bonnes idées écolos ! 

GREEN CHAMADE remarqué par NEOPLANETE !

(download)
Le site NEO PLANETE, un site référence sur le Développement Durable, parle cette semaine de Green Chamade dans sa rubrique "Les meilleurs blogs écolo / Les 3 blogs de la semaine" !
Une jolie marque de reconnaissance qui fait très plaisir !

http://www.neo-planete.com/2011/03/24/les-blogs-de-la-semaine-mam%E2%80%99zelle-emie-green-chamade-et-mon-mulhouse-bio/

Accord "historique" pour protéger la biodiversité de la planète !

Le plan stratégique 2020 fixe comme objectif une augmentation sensible des aires protégées de la planète.

"UN RÊVE QUE TOUS LES PAYS ONT EN TÊTE DEPUIS LONGTEMPS

Dix mois après l'immense déception du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique, la réussite de la conférence de Nagoya devrait, au-delà des dispositions parfois très techniques qu'elle comporte, redonner des couleurs au processus de négociation onusien sur l'environnement

L'adoption de ces décisions a été saluée par une très longue salve d'applaudissements de l'ensemble des délégués. "Le protocole de Nagoya est une réussite historique", a estimé Jim Leape, directeur général de WWF International. Ce protocole ABS est "un rêve que tous les pays ont en tête depuis longtemps", a souligné le ministre de l'environnement japonais, Ryu Matsumoto, visiblement ému, qui présidait les débats. "Grâce à beaucoup de sagesse, d'énormes efforts et des larmes, nous avons réussi !" La secrétaire d'Etat française à l'écologie, Chantal Jouannoestimé elle aussi qu'il s'agissait d'"un accord historique, un très grand moment".

La catastrophe des OGM en Zunie (Chine), une leçon pour l'Union Européenne

La catastrophe des OGM en Zunie, une leçon pour l'Union européenne

Les champs envahis de mauvaises herbes résistantes aux poisons du 
Roundup
 exigeront plus d'herbicides, dans certains cas plus nuisibles à l'environnement.

Au moment où l'Union européenne s'apprête à approuver la culture des OGM malgré une opposition inflexible généralisée, elle devrait accorder d'urgence de l'attention à la course aux armements agricoles qui se déroule en Zunie. L'évangile du high-tech génétiquement modifiés n'est plus vraiment aussi doux à l'oreille. Des « super-mauvaises herbes » résistantes au 
Roundup
 envahissent les cultures de 
Monsanto
 dans les États du sud, poussant les agriculteurs à utiliser davantage d'herbicides, à abandonner leurs fermes ou... à revenir aux cultures traditionnelles.

, F. William Engdahl, 22 août 2010

Dernièrement, à Bruxelles, les potentats non-élus de la Commission européenne ont cherché à passer outre à ce qui a été maintes fois démontré : l'opposition écrasante de la population de l'Union européenne à la propagation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans leur agriculture. Pour entériner sans discussion l'adoption des OGM, le président de la Commission de l'Union européenne dispose à présent d'un expert-comptable maltais en tant que commissaire à la santé et à l'environnement. Originaire de Grèce, l'ancien commissaire à l'environnement était un farouche adversaire des OGM. En outre, le gouvernement chinois a fait savoir qu'il pouvait approuver une variété de riz OGM. Avant que les choses n'aillent trop loin, ils seraient bien de d'examiner de plus près le laboratoire de test mondial des OGM, la Zunie. Là-bas, les cultures d'OGM sont loin d'être bénéfiques. C'est plutôt exactement le contraire.

Ce qui est soigneusement resté en dehors de la propagande de
Monsanto
 et des autres compagnies de l'agroalimentaire lors de leur promotion des cultures génétiquement manipulées comme alternatives aux cultures classiques, c'est le fait que, jusqu'ici, dans le monde entier, toutes les cultures d'OGM ont été manipulées et brevetées dans l’unique but de deux choses : être résistantes ou « tolérantes » à des produits chimiques brevetés hautement toxiques 
 au glyphosate herbicide queMonsanto et les autres obligent les agriculteurs d'acheter en condition d'acquisition de leurs OGM brevetés  et être résistantes à des insectes spécifiques. Contrairement aux mythes de relations publiques dispensés dans leur propre intérêt par les géants de l'agroalimentaire, il n'existe pas une seule semence d'OGM qui ne fournisse un rendement supérieur aux récoltes conventionnelles, ni qui n'ait besoin de moins d'herbicides chimiques toxiques. Pour cette simple raison, il n'y a aucun profit à en tirer.

Le fléau des super-mauvaises herbes géantes


Le Dr Mae-Wan Ho, généticienne de renommée mondiale et biophysicienne. (Ses articles de vulgarisation paraissent sur le site de l’Institute of Science in Society.)

Comme l'a fait remarquer le Dr Mae-Wan Ho, adversaire des OGM et biologiste éminente de l'Institut des Sciences de Londres, les compagnies comme Monsanto incorporent dans leurs semences une tolérance aux herbicides grâce à la formule d'insensibilité au glyphosate du gène codant l'enzyme ciblée par l'herbicide. Cette enzyme est dérivée d'une bactérie du sol, l'agrobacterium tumefaciens. La résistance aux insectes est due à un ou plusieurs gènes de toxines provenant de la bactérie du sol Bt (bacillus thuringiensis). Vers 1997, la Zunie a inauguré les plantations commerciales à grande échelle de plantes génétiquement modifiées, surtout le soja, le maïs et le coton. À l'heure actuelle, en Zunie, les cultures génétiquement modifiées ont envahi entre 85 et 91 pour cent des surfaces de cultures de ces trois principales plantes, soja, maïs et coton, soit près de 171 millions d'acres (~692.000 kilomètres carrés).

Selon le Dr Ho, la bombe à retardement écologique associée aux OGM est sur le point d'éclater. Après plusieurs années d'application constante des herbicides au glyphosate brevetés, comme le très célèbreRoundup de Monsanto, la nature a réagit aux tentatives de l'homme de la violer en développant de nouvelles « super-mauvaises herbes » résistantes aux herbicides. Le contrôle de ces super-mauvaises herbes nécessite nettement plus, pas moins, d'herbicide.

ABC Television, un grand réseau national de Zunie, a produit un nouveau documentaire intitulé « Les super-mauvaises ne peuvent être détruites. » (1)

Interviewés, les agriculteurs et les scientifiques de l'Arkansas décrivent des champs envahis de plants d'Amaranthus palmeri géants, capables de résister à toutes les pulvérisations de glyphosate que peuvent faire les agriculteurs. Un agriculteur interviewé a dépensé près de 400.000 euros en à peine trois mois dans une vaine tentative de destruction des nouvelles super-mauvaises herbes.

Les nouvelles super-mauvaises herbes sont tellement robustes que les moissonneuses-batteuses sont dans l'impossibilité de moissonner les champs, et les outils à main se brisent en essayant de les couper. En Arkansas, au moins 400.000 hectares de soja et de coton ont été investis par ce nouveau fléau biologique mutant. Les données détaillées sur les autres régions agricoles sont indisponibles, mais on estime qu'elles sont similaires. Le ministère de l'Agriculture zunien, pro-OGM et pro-agroalimentaire, a été signalé mentir sur l'état réel des récoltes, en partie pour masquer la triste réalité et prévenir une révolte explosive contre les OGM sur le plus grand marché mondial des organismes génétiquement modifiés.


Particulièrement tenace et résistante au Roundup, l'Amaranthus palmeri est une plante nuisible, connue pour dommages le matériel de récolte.

L'Amaranthus palmeri, une variété de super-mauvaises herbes, peut atteindre jusqu'à 2,4 mètres de hauteur, résister à la forte chaleur et à la sécheresse prolongée, et produit des milliers de graines avec un système racinaire qui épuise les nutriments des cultures. Quand rien n'est fait, elle envahit un champ entier en un an. Certains agriculteurs ont été contraints d'abandonner leurs terres. Jusqu’à présent, en plus de l'Arkansas, l’invasion d’Amaranthus palmeri dans les régions de cultures d'OGM a aussi été identifiée en Géorgie, Caroline du Sud, Caroline du Nord, au Tennessee, Kentucky, Nouveau-Mexique, dans le Mississippi, et plus récemment dans l'Alabama et au Missouri.

Les spécialistes des mauvaises herbes de l'université de Géorgie estiment que seulement deux plants d’Amaranthus palmeri tous les 6 mètres dans les rangées de coton, sont capables de réduire le rendement d'au moins 23 pour cent. Un seul plant de mauvaise herbe peut produire 450.000 graines. (2)

La dissimulation du danger toxique du Roundup


Le glyphosate est l'herbicide le plus largement utilisé en Zunie et dans le monde entier. Breveté et vendu par Monsanto depuis les années 70 sous le nom commercial de Roundup, c’est un élément obligatoire de l’achat de semences d’OGM de Monsanto. Allez juste à votre magasin de jardinage local, demandez-le et lisez attentivement l'étiquette.

Comme je l'ai exposé en détail dans mon livre, OGM : Semences de destruction : L’arme de la faim, les cultures d’OGM et les semences brevetées ont été développées dans les années 70, grâce à l’important soutien financier d’un organisme pro-eugéniste, la Fondation Rockefeller, essentiellement par des compagnies de produits chimiques : Monsanto ChemicalsDuPont et Dow Chemicals. Toutes trois ont été impliquées dans le scandale du hautement toxique agent orange, utilisé au Viêt-nam, et de la dioxine dans les années 70, et ont menti pour cacher la réalité des atteintes à leurs propres employés, ainsi qu’aux civils et militaires des populations exposées.

Leurs semences d’OGM brevetées ont été envisagées comme un moyen intelligent pour forcer le renouvellement des achats de leurs produits chimiques agricoles du style Roundup. Les agriculteurs doivent signer avec Monsanto un contrat légal qui stipule que seul son pesticideRoundup peut être utilisé. Les agriculteurs sont ainsi piégés, obligés d’acheter à la fois de nouvelles semences de Monsanto à chaque récolte et du glyphosate toxique.

À l’université de Caen, en France, dans une équipe dirigée par le biologiste moléculaire Gilles-Eric Séralini, une étude a montré que leRoundup contient un ingrédient inerte spécifique, l’huile de suif polyéthoxylés, ou POEA. L’équipe de Séralini a démontré que le POEA duRoundup est même plus mortel pour les embryons humains, les cellules du cordon ombilical et placentaires, que le glyphosate lui-même.Monsanto, qualifiant de « breveté » le contenu détaillé de son Roundup, à part le glyphosate, refuse de le communiquer.

L'étude de Séralini a constaté que les ingrédients inertes du Roundupamplifient l'effet toxique sur les cellules humaines  même à des concentrations beaucoup plus diluées que celles utilisées dans les fermes et sur les pelouses ! L'équipe française a étudié de multiples concentrations du Roundup, depuis la dose typique agricole ou sur pelouse, jusqu'à des concentrations 100.000 fois plus diluées que les produits vendus sur les rayons. Les chercheurs ont constaté des dommages cellulaires à toutes les concentrations.

Dans une brochure de l'Institut de biotechnologie qui promeut les cultures OGM comme des « combattants de mauvaises herbes, » le glyphosate et le Roundup sont annoncés « moins toxiques pour nous que le sel de table. » Treize ans de cultures d’OGM en Zunie ont augmenté globalement le recours aux pesticides de 318 millions de livres, et non pas diminué comme l’ont promis les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse OGM. La charge de morbidité supplémentaire due à uniquement cela est considérable sur la nation.

Quoi qu’il en soit, après l'introduction commerciale des semences d’OGM Monsanto en Zunie, l'utilisation de glyphosate a augmenté de plus de 1500% entre 1994 et 2005. En Zunie, quelque 100 millions de livres de glyphosate sont utilisées sur les pelouses et les exploitations agricoles chaque année, et au cours des 13 dernières années, il a été appliqué sur plus d'un milliard d'acres (environ 4 millions de kilomètres carrés). Interrogé, le directeur du développement technique de Monsanto Rick Cole, aurait dit, les problèmes sont « gérables. » Il a conseillé aux agriculteurs d'autres cultures et l'utilisation de marques d’herbicides différents produits par MonsantoMonsanto encourage les agriculteurs à mélanger le glyphosate avec ses plus anciens herbicides tels que le 2,4-D, interdit en Suède, au Danemark et en Norvège pour ses liens avec le cancer, la reproduction et des dommages neurologiques. Le 2,4-D est un composant de l'agent orange, produit par Monsanto pour être utilisé au Viêt-nam dans les années 60.

Les agriculteurs zuniens se tourne vers le biologique

Partout en Zunie on signale que les agriculteurs reviennent aux cultures traditionnelles non-OGM. Selon un nouveau rapport du ministère de l'Agriculture, la vente au détail des aliments biologiques a bondi de 3,6 milliards de dollars en 1997 à 21,1 milliards de dollars en 2008. (3) Le marché est si florissant que les fermes biologiques se démènent parfois pour produire une offre suffisante, capable de suivre la montée rapide de la demande du consommateur qui amène des pénuries périodiques de produits biologiques.

Au Royaume-Uni, le nouveau gouvernement de coalition libéral-conservateur soutient fortement la levée de l'interdit de facto des OGM dans leur pays. Le conseiller scientifique en chef du Royaume-Uni, le professeur John Beddington, a récemment écrit un article où il affirme de manière trompeuse, « La prochaine décennie verra le développement de combinaisons de caractères désirables et l'introduction de nouvelles caractéristiques comme la tolérance à la sécheresse. Au milieu du siècle, des options bien plus radicales impliquant des traits hautement polygéniques seront faisables. » Il a en outre promis « des animaux clonés, créés avec une immunité innée aux maladies, » et plus encore. Merci bien ! Je pense que nous pouvons décliner tout ça.

Une récente étude, de l’université d’État de l'Iowa et du ministère de l'Agriculture, visant à évaluer la performance des exploitations agricoles pendant les trois années de transition nécessaires pour passer de la production classique à la certifiée biologique, a montré les avantages notables de l'agriculture biologique sur les OGM et même sur les plantes classiques non-OGM. Dans une expérience de quatre ans  trois ans de transition et la première année biologique  l'étude a montré que, bien que les rendements diminuaient d'abord, ils s’égalisaient dans la troisième année et, à partir de la quatrième année, les rendements biologique devançaient les classiques pour à la fois le soja et le maïs.

En outre, l'Évaluation internationale des connaissances agricoles de Science et technologie pour le développement (IAASTD) – le résultat de trois ans de délibération de 400 participants scientifiques et représentants non-gouvernementaux venant de 110 pays à travers le monde – a été publié récemment. Il en est sorti la conclusion que l'agriculture biologique à petite échelle est la voie à suivre pour faire face à la faim, aux inégalités sociales et aux catastrophes écologiques. (4) Comme le soutient le Dr Ho, un chan

Résultats de l'étude Green Brands 2010 : en matière de communication verte, les français veulent des preuves

Les Français sceptiques mais sensibles à la communication verte
Selon l’étude Green Brands 2010 menée simultanément dans 8 pays par l’institut PSB
pour les agences 
Cohn & Wolfe
 
(relations publiques) et 
L
andor Associates
 (design),
l
es Français font partie des consommateurs les plus vigilants vis-à-vis de la communication environnementale des marques. Ils exigent notamment des preuves, 48 % restant sceptiques devant la publicité pour les produits verts et 88% jugeant qu’il est important que les marques soient issues d’entreprises engagées dans une démarche environnementale globale.

Plus que les consommateurs des autres pays, 54% des Français interrogés pensent que leur pays ne prend pas la bonne direction en matière d’environnement. Les consommateurs veulent que les autorités engagent plus encore les fabricants à veiller au recyclage de leur emballage, et à proposer des éco-labels plus compréhensibles (respectivement 74% et 69% des personnes interrogées en France). En effet, 21% des Français interrogés déclarent que la certification par des éco-labels est le premier critère de décision d’achat, suivie de l’expérience individuelle du produit (20%)

Pour qu’une entreprise soit considérée comme verte, le consommateur français attend aussi qu’elle réduise l’usage de produits polluants (80%) et s’engage dans une démarche de recyclage (68%). En Australie, en Inde et au Brésil, la diminution de la consommation d’eau est apparue comme un comportement plus important de la part des entreprises. 

Vigilants sur le marketing vert, les consommateurs français le sont également sur le prix ; 78% d’entre eux estimant encore trop élevé celui des produits verts, ainsi que l’offre encore limitée (45%). Une tendance qui devrait se confirmer en période de crise même si 41% des Français interrogés déclarent vouloir dépenser davantage l’année prochaine en produits verts. 

A l’occasion de cette étude, les consommateurs classent également les marques qui leur paraissent les plus proches de leurs préoccupations écologiques. Dans les 8 pays, est soumise aux consommateurs une liste étendue de marques issues de secteurs très variés : distribution, transport, hôtellerie, nouvelles technologies, hygiène, énergie, alimentation… Pour la France, se retrouvent dans le TOP 3 : Yves Rocher, Veolia Environnement et le Petit Marseillais.

C’est en France que les consommateurs sont les plus nombreux à penser que le problème environnemental s’accentue.

– 80% estiment que le plus important afin qu’une entreprise soit considérée comme ‘verte’ est de réduire ses polluants. Il s’agit du taux le plus élevé des pays développés. Ce qui globalise la problématique à toute l’entreprise et non seulement au produit ou à la marque.

- La perception du coût des produits verts est le plus élevée en France (89% des consommateurs).
– 78% des consommateurs français disent que le coût est le principal obstacle à l’achat de produits verts.

La France est le premier pays dont les consommateurs disent que l’excès de publicité ‘verte’ est dissuasif.

En France, une triple vigilance face au comportement des entreprises :
- Processus de fabrication avec une demande de certification par éco-labels ;
- Différence de coût entre produits verts et produits classiques ;
- Transparence du discours et demande de preuves.


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40 milliardaires américains versent la moitié de leur fortune à des associations caritatives

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L'initiative était connue depuis le mois de juin, elle est désormais en passe de devenir réalité. Quarante milliardaires américains et leurs familles se sont engagés mercredi à verser la moitié de leur fortune à des organisations caritatives, dans le cadre d'une opération lancée par deux des plus riches d'entre eux (selon le magazine Forbes), Bill Gates et Warren Buffett. 

Le fondateur de CNN Ted Turner, le maire de New York Michael Bloomberg, le cofondateur d'Oracle Larry Ellison ou encore le réalisateur George Lucas font partie des richissimes personnalités qui ont été convaincues par le fondateur de Microsoft et le célèbre financier à la tête de la holding Berkshire Hathaway. "Nous ne faisons que commencer, mais la réponse est déjà formidable", a commenté Warren Buffett, même si, selon les organisateurs, les promesses de dons ne sont pas pour l'heure synonymes d'obligation contractuelle. 

Gates et Buffett veulent convaincre les 400 milliardaires américains

Bill Gates dispose d'une fortune évaluée à 53 milliards de dollars. Engagé depuis des années avec son épouse sur le terrain médical (lutte contre le paludisme ou le sida), il a récemment perdu le statut d'homme le plus riche du monde au profit du géant des télécommunications mexicain Carlos Slim, doté de 53,5 milliards. Warren Buffett, 79 ans, qui dispose d'une fortune estimée à 47 milliards de dollars, a promis de se défaire de 99 % de son capital pour en faire don à des oeuvres philanthropiques, parmi lesquels la fondation de Bill et Melinda Gates, de son vivant ou à sa mort.

La plupart des généreux nouveaux donateurs sont des "self-made men" partis de rien, à l'image de Michael Bloomberg, et possèdent un milliard de dollars ou plus. Un plus petit nombre d'entre eux sont issus de famille fortunées, comme David Rockefeller. Les milliardaires américains, en disgrâce auprès de l'opinion depuis la crise financière de 2008, pourraient redorer quelque peu leur blason grâce à cette initiative. Mais au-delà de cet aspect prosaïquement "com'", leurs dons pourraient se traduire par des rentrées de fonds colossales pour les organismes caritatifs. Bill Gates et Warren Buffett entendent en effet ne pas s'arrêter là et obtenir des promesses de dons auprès de l'ensemble des 400 milliardaires américains répertoriés.

Source : Le Point


Rapport quadriennal sur l'environnement en France : peut mieux faire !

La protection de la nature reste insuffisante en France... Le rapport quadriennal sur l'état de l'environnement montre que la qualité de l'air en ville et la pollution des eaux de surface tendent à s'améliorer.  Mais la biodiversité continue de se dégrader et les pesticides à empoisonner la nature.


· CO2

 Dans un contexte de crise économique et alors que les négociations européennes et internationales sur le changement climatique sont quasiment dans l'impasse, les plus pessimistes se remonteront le moral en réalisant grâce à ce rapport de plus de 130 pages qu'avec 8,4 tonnes équivalent CO2 émis par habitant en 2007, la France figure parmi les pays industrialisés les moins émetteurs de gaz à effet de serre. Un chiffre qui monte à 12 tonnes par habitants et par an si l'on prend en compte les émissions liées à la fabrication des produits que nous importons. Dans le débat actuel sur les fuites de carbone, et la demande des politiques français de mettre en place une taxe aux frontières, il est intéressant de noter que plus de 68 % des émissions attribués aux biens et services importés par la France auraient été générées dans d'autres pays européens. Environ 14 % proviennent d'Asie (y compris le Moyen-Orient), et 11 % des continents africain et américain. Sur le territoire, les émissions au titre du protocole de Kyoto ont baissé de 6,4 % entre 1990 et 2008. Pour la première fois, la progression des émissions du secteur des transports semble en léger recul ; elles n'ont augmenté « que » de 14 % entre 1990 et 2008, contre + 19 % entre 1990 et 2007 (voir schéma). D'une manière générale, les services prévoient entre 2008 et 2009 une baisse de 4 % des émissions de CO2 principalement en raison de la crise.

· Air

La qualité de l'air des villes françaises s'est également améliorée de 2000 à 2008, avec notamment une baisse de 68 % des émissions de dioxyde de soufre, mais aussi des particules fines (PM10) en lien avec l'établissement de normes plus sévères sur la qualité du fioul domestique, des carburants, et de la surveillance renforcée des pollutions industrielles. Les émissions d'acides, d'ammoniac et d'oxydes d'azote dans l'air ont elles aussi baissé de 34 % entre 1990 et 2007. Mais les chercheurs commencent déjà à s'inquiéter de la présence de métaux lourds et d'une pollution chronique de l'air par les pesticides.

· Eau

L'examen des milieux aquatiques montre également que la présence de nitrates dans les cours d'eau en surface semble avoir atteint un plateau, mais la qualité des eaux souterraines continue de se dégrader. De 1997 à 2007, le nombre de points de mesure des eaux souterraines avec des teneurs en nitrates inférieures à 10 milligrammes par litre a baissé (58 % contre 56 %) et ceux présentant une présence supérieure à 50 milligrammes par litre sont passés à 6 % contre 4 %. Côtés pesticides, l'atrazine interdite depuis 1973 est cinq fois moins présente, mais elle est remplacée notamment par le glyphosate. En parallèle, le risque lié aux « perturbateurs endocriniens », qui agissent sur la détermination sexuelle de la faune aquatique est prouvé, souligne le ministère. Ils proviennent des produits pharmaceutiques, des plastifiants (phtalates, bisphénol A, etc.) mais aussi des détergents.

· Sols

L'étude de la pollution des sols, plus récente, montre que la contamination « est très large », d'après le rapport. Le trafic routier a provoqué l'émission de plomb dans l'air qui est ensuite retombé dans le sol, et même si les carburants n'en contiennent plus, le sol reste contaminé : 43 % des analyses de surface en métropole présentent entre 30 et 100 milligrammes de plomb. Et les lieux les plus pollués sont situés à 30 km d'une grande agglomération. En surface, les espaces artificialisés se sont étendus de plus de 82.000 hectares, soit une progression de 3 % entre 2000 et 2006. Un chiffre qui reste élevé même s'il était en progression de 4,6 % entre 1990 et 2000. Les zones industrielles ou commerciales ont progressé de 7,8 %.

· Biodiversité

Tout n'est pas noir pour autant, la France a fini par se doter d'un réseau d'espaces protégés (Natura 2000) qui couvre 12,5 % du territoire. Mais le travail à accomplir à l'intérieur de ces zones est de taille : les évaluations exigées par les règlements européens montrent que les tourbières et les marais, les dunes et les habitats côtiers et marins sont dans un état de conservation jugé mauvais et qu'aucun ou presque n'est dans un état favorable. Sur l'ensemble du territoire, le nombre des oiseaux agricoles et forestiers continue de chuter tandis que les réserves-de mammifères sauvages (cerfs, sangliers, lynx) progressent.

L'Ujjef crée un comité communication responsable

L'Ujjef - Communication et Entreprise annonce la création d'un Comité communication responsable. Ce comité a pour vocation de constituer le centre d'expertise de l'Ujjef - Communication et Entreprise sur le thème de la communication responsable et de concrétiser son engagement dans ce domaine, initié avec le site DDCOM et le Cahier de prospective Ujjef. La première action du Comité communication responsable est de mener une étude sur le discours des entreprises sur le développement durable, réalisée en partenariat avec le Cabinet Inférences. Les résultats de cette étude seront publiés le 25 mars prochain à l'occasion d'une conférence.